Fondation Attijariwafa bank: la parole aux jeunes artistes | www.le360.ma

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Fondation AWB

Mouna Kably, pôle Edition & Débat de la fondation AWB, Rebel Spirit, plasticien, Abdelhak Najib, écrivain et critique de cinéma, Monia Rizkallah, violoniste, Don Bigg, musicien, Ayoub El Aiassi, réalisateur et Saloua Benmehrez, Directrice Exécutive en charge de la Communication Groupe.

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Fondation Attijariwafa bank: la parole aux jeunes artistes

Par Le360 (avec MAP) le 07/07/2018 à 14h28

La Fondation Attijariwafa bank a organisé, jeudi à Casablanca, la 40e édition de son cycle de conférences "Echanger pour mieux comprendre" sous le thème "Création artistique: quelle place pour la jeunesse marocaine?".

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Placée sous le signe du témoignage et du partage, cette rencontre a permis à quatre jeunes créateurs marocains de diverses expressions artistiques, de partager leur passion ainsi que leur expérience respective qui les a conduits à la réalisation de leurs rêves, indique un communiqué de la Fondation, ajoutant qu'au-delà de leurs témoignages, les quatre artistes ont également réalisé des performances artistiques qui ont rythmé le débat.

 

Dans un mot de bienvenue au nom du président directeur général du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani, la directrice exécutive de la communication groupe, Saloua Benmehrez a mis en exergue la richesse culturelle du Maroc et qui constitue une véritable inspiration pour les jeunes dont la création artistique est aussi diverse que variée, relève la même source.

 

"Nos jeunes ont la chance d’être nés et d’évoluer sur une terre qui a été le carrefour de grandes civilisations, et bénéficié de multiples influences qui se reflètent dans les diverses expressions artistiques représentées à cette occasion. Cette diversité témoigne, une fois de plus, des valeurs d’ouverture et de dialogue qui sont les nôtres, pour la compréhension de toutes les cultures du monde" a affirmé Mme Benmehrez. Les quatre artistes, Monia Rizkallah, violoniste à l'Opéra de Berlin, Mohammed El Bellaoui, alias Rebel Spirit, artiste plasticien, Don Bigg, musicien et rappeur et Ayoub El Aiassi, réalisateur et metteur en scène, ont partagé un pan de leurs parcours, de leurs passions, des défis relevés et des obstacles surmontés Monia Rizkallah a ouvert le bal en rendant hommage à son père qui lui a permis de cultiver sa passion pour le violon. "Mon père était analphabète, mais il adorait la musique. Quand nous étions petites, avec mes deux sœurs, il nous a dit qu’il fallait qu’on apprenne à jouer d’un instrument de musique. Ma sœur aînée a choisi le piano. J’ai fini par choisir le violon, un petit violon. Ma petite sœur a choisi la flûte". Son intervention s’est conclue par une très belle prestation de Jean Sébastien Bac.

Classes prépas: la Fondation Attijariwafa bank accompagne des élèves

 

Avant de projeter "Maroc, Pays de football", une vidéo qu'il a réalisée dans le cadre du projet "Imagine 2026", Rebel Spirit a parlé de sa ville, Casablanca, et surtout de son quartier natal, Salmia, qui constitue sa principale source d’inspiration. S’il n’avait pas vécu dans ce quartier, il n’aurait pas découvert son penchant pour l’art urbain et l’art underground. "Là où j’habite, il n’y a pas d’espace. C’est un quartier-dortoir, mais je ne le quitterai jamais. C’est ma source d’inspiration".

 

Ayoub El Aiassi a, quant à lui, partagé les étapes "accidentelles" de son parcours qui l’ont conduit vers ses passions actuelles, tout en insistant sur l’importance de la culture dans la formation des jeunes, pour en faire des modèles de réussite, porteurs d’espoir. " Malgré les temps qui semblent durs, nous sommes en train de vivre quelque chose sur le plan culturel et artistique d’important". Des extraits de ses réalisations cinématographiques et documentaires ont ensuite été projetés.

 

En clôture, Don Bigg a évoqué les obstacles auxquels il s'est heurté dans sa jeunesse en se consacrant à sa passion, la musique. Il a invité les opérateurs privés et organismes financiers à investir davantage dans la musique qui est une industrie rentable à travers le monde: "Pour l’heure, le Maroc n’a pas une industrie musicale. Mais la volonté artistique existe. Pour suivre la tendance mondiale, celle de la démocratisation de l’art, les acteurs privés peuvent faire la différence en s’y intéressant". A travers cette conférence-débat, la Fondation Attijariwafa bank confirme une nouvelle fois sa volonté de promouvoir des échanges constructifs autour de thématiques socioculturelles qui mettent en avant l’avenir de la jeunesse marocaine, conclut le communiqué.