Vidéo. Farid Belkahia et l’école de Casablanca célébrés à Marrakech | www.le360.ma

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Farid Belkahia
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Vidéo. Farid Belkahia et l’école de Casablanca célébrés à Marrakech

Par Zineb Ibnouzahir le 24/12/2018 à 12h45 (mise à jour le 24/12/2018 à 13h21)

On l’attendait depuis un certain temps, cette prochaine exposition consacrée à Farid Belkahia... Une chose est sûre: elle est à la hauteur de toutes les attentes.

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Le vendredi 21 décembre dernier, au soir, dans une ambiance tamisée à la lueur des torches, les allées qui mènent au musée Farid Belkahia étaient animées du rire et des discussions des invités du vernissage d’une exposition émouvante qui s’articule autour de l’Ecole des Beaux-arts de Casablanca.

 

L’exposition «Farid Belkahia et l’École des Beaux-arts de Casablanca 1962-1974» dont le commissariat a été assuré avec brio par Rajae  Benchemsi, veuve de l’artiste, et Brahim Alaoui, propose de mettre en lumière une période cruciale dans le parcours de l’artiste et sa quête d’une modernité artistique au Maroc. Celle où il assura la direction de l’École des Beaux-arts de Casablanca de 1962 à 1974 et la transformera en un incubateur d’idées pour faire émerger une création artistique moderne ancrée dans la culture locale et émancipée des pratiques artistiques académiques.

 

 

 

 

Une expérience qu’il mènera grâce à l’appui et l’implication inconditionnelle de ses compagnons de route, les artistes Mohamed Melehi et Mohamed Chabaa, ainsi que l’historienne d’art Toni Maraini et l’anthropologue Bert Flint.

 

C’est ensemble, tels des mousquetaires dont la devise serait «tous pour l’art, et l’art pour tous» qu’ils vont s’employer à initier une pédagogie novatrice faite d’expérimentation, de recherche et de publication.

 

Parcours de l’exposition

Le parcours de cette exposition, étoffée de documents d’archives et de publications jaunies par le temps, donne ainsi à voir les œuvres de Farid Belkahia réalisées sur le cuivre, matériau fortement utilisé dans les arts traditionnels qu’il a adopté après avoir abandonné, en 1962, la pratique de la peinture de chevalet.

 

A leurs côtés, sont également présentées les œuvres des années 1960 et 1970 de ses amis et complices Mohamed Melehi et Mohamed Chabaa, ainsi que celles de Mohamed Hamidi, Romain Atala, Mustapha Hafid et André Elbaz. Une fois n’est pas coutume, viennent enfin compléter ce parcours les œuvres de leurs disciples Malika Agueznay, Abdallah El Hariri, Abdelkrim Ghattas, Abderrahman Rahoule et Houssein Miloudi.

 

Musée Mathaf Farid Belkahia, Marrakech

Date : du 21 décembre 2018 au 31 mars 2019