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6.400 faillites d’entreprises attendues pour 2016

Par Rachid Al Arbi le 06/05/2016 à 00h41 (mise à jour le 06/05/2016 à 01h13)

Kiosque360. Les défaillances d’entreprises promettent de progresser dans les deux prochaines années, au Maroc et dans le monde. La situation inquiète Euler-Hermes, qui prévoit une hausse de 2% au niveau mondial.

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L’année 2016 promet de faire quelques victimes dans l’économie marocaine. Se basant sur les dernières statistiques de Euler Hermes, L’Economiste rapporte, dans son édition du jour, que 1.962 entreprises sont annoncées défaillantes en 2015, au Maroc; 2.150 sont promises au même sort en 2016, et 2.250 en 2017. La hausse est ainsi estimée à 10%. La sinistralité des entreprises au Maroc est particulièrement concentrée dans le BTP, le textile et la métallurgie. Cité par L’Economiste, Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes, pense qu’en dépit d’un «marché de création d’entreprises très dynamique, le taux de mortalité des entreprises reste élevé». Le journal avance ainsi le chiffre de 6.400 faillites attendues pour cette année. «Le nombre devrait s’élever à 7.000 en 2017», annonce le cabinet.


Ceci dit,  «la relance économique en Europe de l’Ouest servira de bouclier pour certains pays de la région. Cette zone, qui abrite les principaux partenaires commerciaux du Maroc, verra les défaillances d’entreprises reculer de 5 % en 2016 puis 3 % en 2017». Il faudra juste «rétablir la confiance entre les opérateurs des deux rives pour espérer réduire le nombre de faillites dans le royaume sur les années à venir».

 

La situation à l’international est même plus alarmante. Euler Hermes estime, dans les colonnes du journal, que «les défauts dans le monde vont augmenter de 2% en 2016 et l’année suivante, pour la première fois depuis 2009». Cette prévision concerne le Brésil, l’Inde, la Turquie et certains pays africains étant donné qu’ils ont été impactés «la baisse des prix des matières premières, l’accentuation de la dette libellée en devises et le ralentissement de la demande de manière générale». Parallèlement, la Chine s’affaiblit. Pire, l’assureur-crédit s’attend à une réaction en chaîne. «L’onde de choc touchera principalement les pays en développement, notamment en Afrique».