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Al Barid Bank séduit de plus en plus de clients

Par Fayçal Ismaili le 26/02/2016 à 00h56 (mise à jour le 26/02/2016 à 02h23)

Kiosque360. Avec plus de 500.000 clients captés en moyenne chaque année, la banque postale ne cesse de développer ses ressources en dépôts. En crédit, par contre, il reste du chemin à faire.

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«Près de six ans après sa création, Al Barid Bank continue d’afficher des indicateurs d’activité appréciables», annonce la vie Eco dans son édition du 26 février. L’hebdomadaire révèle en effet que les dépôts de la banque postale marocaine ont progressé de 8,4% en 2015, pour atteindre les 42,4 milliards de dirhams. Et ce au moment où le secteur, dans son ensemble, se contente d’un niveau de progression de 5,5%.

 

Cette performance témoigne du rythme de l'ouverture de comptes, qui dépasse les 500.000 par an depuis la création d’Al Barid Bank. L’établissement a profité naturellement du positionnement historique de la Poste, exploitant des viviers de clientèle peu courtisés. Mais elle a aussi diversifié sa cible pour continuer de soutenir la croissance de ses recettes.

 

Depuis peu, Al Barid Bank mise fortement sur les jeunes. Tawfir Al Ghad, une solution d’épargne, a ainsi séduit près de 100.000 clients. L’impact sur le rajeunissement de la clientèle a été notable: les 18–25 ans représentent en effet un tiers des nouveaux clients recrutés en 2015. L’extension continue du réseau d’agences est l’autre clé du succès en matière de collecte de ressources. En 2016, pas moins de 55 nouvelles agences, dont 20 mobiles, s’ajouteront aux 1852 qui composent actuellement le réseau. Barid Bank Mobile complète la recette. Elle a permis de capter plus de 200.000 clients, après seulement deux ans de commercialisation.

 

Côté crédit, le challenge reste de taille pour la banque postale. Car si l’encours du segment immobilier affiche une progression de 35% en 2015, il reste limité à 1,4 milliard de dirhams. Idem pour le crédit à la consommation, qui croît de 42% pour atteindre à peine un encours de 700 millions de dirhams. L’établissement a donc bien besoin d’intensifier sa distribution de crédits. Son coefficient d’exploitation des dépôts en crédits n’est que de 12%, alors qu’il est de 95% pour le secteur bancaire.