AMDI: Hamid Benlafdil décline les grands axes de sa stratégie

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Revue de presseKiosque360. L’AMDI entame sa métamorphose. Les différentes mutations que va subir l’agence vont lui permettre de se recentrer sur ses priorités, à l’aune des ambitions du Maroc.

Le 18/02/2015 à 07h29

La transformation de l’AMDI, Agence marocaine pour le développement des investissements, est en marche, croit savoir Les Eco. Dans sa parution de ce mercredi 18 février 2015, le quotidien est largement revenu sur le sujet, suite à la présentation, hier, à la CGEM, des contours de la nouvelle stratégie de cette institution par son directeur général, Hamid Benlafdil. Les mutations en cours sur le marché mondial de l’investissement constituent le premier facteur poussant vers cette transformation, remarque le journal, qui ajoute aussi que l’essor des investissements sud-sud et l’augmentation des IDE destinés au marché local peuvent également justifier cette métamorphose de l’AMDI. Selon Hamid Benlafdil, les ambitions affichées par le Maroc impliquent une demande d’investissement approximative de 100 milliards de DH annuels. Réussir à drainer ce volume d’investissement passe par un repositionnement stratégique, une restructuration de l’organisation et du personnel et le recrutement de nouveaux collaborateurs. Ainsi, l’AMDI a fait appel à un cabinet de conseil de la place pour l’accompagner dans ce processus.L’agence change donc de paradigme. Les Eco précise que dans la nouvelle configuration, les départements ministériels seront les premiers clients de l’AMDI dans le cadre d’une contractualisation permettant d’adresser leurs besoins en investissements privés dans le cadre de leurs stratégies sectorielles. Le deuxième point de la nouvelle approche devrait permettre à l’agence d’assurer l’animation de l’écosystème de l’investissement en se focalisant sur le résultat. En plus des sept bureaux à l’international, l’action de l’AMDI sera structurée autour de l’ambassadeur du Maroc sur la base d’un plan d’action commun, écrit le journal. Dans le détail, le chef de la diplomatie marocaine dans le pays s’appuiera sur son conseiller économique et le représentant de l’AMDI, ou encore des agents commerciaux privés. Ce nouveau schéma a été adopté par les Affaires étrangères, précise Les Eco. Aussi, pour s’adapter à la concurrence internationale, l’agence se dotera d’une «structure légère» avec un «très haut niveau» de compétences et d’agilité. Selon Les Eco, l’AMDI se positionne, désormais, dans cette chaîne, comme étant le décodeur des besoins, avec mission de les interpréter auprès des investisseurs privés en quête d’opportunités. Ce mode d’opération permettra plus de visibilité à «l’offre Maroc». A l’horizon 2019, l’AMDI prévoit la concrétisation de cinq grands projets dans la liste des 20 projets cibles que le management de l’agence entend identifier incessamment.

Par Ismail Benbaba
Le 18/02/2015 à 07h29