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Autoroutes du Maroc: les chantiers 2017

Par Fayçal Ismaili le 17/01/2017 à 01h43 (mise à jour le 17/01/2017 à 09h49)

Kiosque360. Généralisation du télépéage et des bornes automatiques, extension du réseau: tels sont les principaux chantiers d’ADM pour l’année qui vient de démarrer. Mais la société publique se lance aussi dans la restructuration de sa dette.

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«Nous ambitionnons de généraliser le télépéage en renforcer notre offre et sa disponibilité par l’ouverture du télépéage du dernier tronçon Rabat–Oujda; le produit Jawaz couvrira l’ensemble du réseau à fin juin 2017 et la généralisation des bornes automatiques qui acceptent les cartes d’abonnement de même que les cartes bancaires». Voici les annonces de l’offre produit d’Autoroutes Maroc, telles qu’annoncées par Anouar Benazzouz, directeur général de la société publique, dans une interview accordée au quotidien Aujourd’hui Le Maroc, pour son édition du 17 janvier.

 

Le directeur d’Autoroutes du Maroc annonce aussi l’élargissement du réseau à travers l’ouverture de l’échangeur Ain Dalia à Tanger, l’échangeur Ain Taoujtat sur l’autoroute Rabat–Meknès et l’élargissement de la gare de péage de Bouskoura vers Berrechid. Le patron de ADM annonce également le démarrage d’investissements visant à décongestionner le Grand Casablanca, à savoir l’autoroute Tit Mellil–Berrechid et du tronçon de contournement de Casablanca. Des projets qui coûteront 2,8 milliards de dirhams.

 

Le mode de financement des investissements d’ADM a eu la part belle dans cette interview d’Anouar Benazzouz. Le patron d’ADM a parlé notamment du reprofilage de la dette de cette société publique. «ADM est engagée dans des concessions de 50 à 60 ans avec une dette sur 15 ans», annonce le manager pour souligner le déséquilibre structurel du haut de bilan de son entreprise. Il énumère en conséquence les mesures prévues au cours de cette année pour tendre vers un modèle économique où les charges de la dette ne dépasseraient plus le chiffre d’affaires dégagé.

 

Il est ainsi question de racheter une partie de la dette en dinars koweitiens, à hauteur de 2,9 milliards de dirhams. Pour ce faire, un prêt a été contracté auprès des principales banques marocaines pour lisser le service à la dette sur une longue période. Autre mesure, le rachat d’anciennes obligations à taux onéreux pour un montant de 5,9 milliards de dirhams et leur remplacement par de nouveaux titres à taux plus avantageux, car étalés sur une plus longue durée.