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Capital investissement: un durcissement réglementaire qui ne passe pas

Par Rachid Al Arbi le 12/07/2018 à 00h47

Kiosque360. Les professionnels du capital investissement ne comprennent pas le relèvement du capital social des OPCC de 1 à 3 millions de dirhams pour les organismes de placement collectif en capital. De quoi décourager les nouveaux entrants.

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Le torchon brûle entre l'Autorité des marchés et les professionnels du capital investissement. Dans son édition du jour, L’Economiste assure que la profession ne comprend pas la décision de relever le capital social des organismes de placement collectif en capital (OPCC) de 1 à 3 millions de dirhams. Pour eux, rien ne justifie de mettre la barre si haut, à moins de vouloir dissuader l'entrée de nouveaux acteurs. Il faut dire que «les véhicules constitués sous la forme OPCC représentent 29% des fonds de troisième génération (2012-2017) contre 4% pour la génération précédente».

 

En plus d’un cadre réglementaire rigide, ces nouvelles mesures risquent de «pénaliser le développement d'un écosystème dédié au financement des start-up» qui ne captent que 1% des investissements des spécialistes du private equity sur la période 2012-2017. Les investissements sont majoritairement réalisés dans des entreprises en phase de développement.

 

Toujours est-il que le recours à ces financement n’est pas légion puisque les entreprises privilégient le crédit bancaire. D’ailleurs, les patrons de PME ne sont généralement pas ou peu renseignés par rapport à ces outils. D’où le faible engouement. Le journal révèle, cependant, que les nouvelles générations de chefs d'entreprise y sont plus sensibles, même si des ajustements réglementaires sont nécessaires pour encourager le recours à ces ressources.

 

L’Economiste recommande aux professionnels du capital investissement «de revoir leur business modèle pour attirer plus d'entreprises». Sauf qu’eux «sollicitent des incitations à la fois pour les sociétés de gestion et les entreprises qui ouvrent leur capital pour accélérer le développement de cette source de financement» car «le private equity est plus créateur de valeur pour l'entreprise qu'un financement classique». Pour preuve, «la croissance annuelle moyenne des entreprises investies au stade de développement s'élève à 16% et 57% au stade amorçage». Cela est particulièrement visible sur les secteurs des Services, de la Distribution et de la Négoce ou encore de la Construction et du BTP. Depuis le lancement de l’activité, l'industrie a engagé 6,6 milliards de dirhams dans 189 sociétés, dont 296 millions de dirhams en 2017.