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morale des ménages

Les ménages marocains comptent leurs sous.

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Conjoncture: les ménages marocains n'investissent plus

Par Imane Azmi le 14/02/2017 à 12h16

Le moral des ménages marocains n’est pas au beau fixe. C’est ce que soulignent les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le Haut commissariat au plan (HCP), durant le quatrième trimestre 2016.

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Une fin d'année 2016 pas des plus encourageantes pour les ménages marocains. Ceux-ci subissent le contrecoup d'une situation économique assez morose.

 

C’est ainsi que l’Indice de confiance des ménages (ICM) «est passé à 73,5 points, au lieu de 73,8 points un trimestre auparavant et de 77,1 points le même trimestre de l’année précédente», indique la note de conjoncture auprès des ménages, menée par le Haut commissariat au plan (HCP), durant le quatrième trimestre 2016.

 

Précisons que cet indice se compose de la perception des ménages par rapport à l’évolution du niveau de vie, du chômage, de la capacité d’acheter des biens durables ou encore de la situation financière.

 

Conjoncture: le moral n'y est pas chez les ménages

 

De manière générale, 44,2% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie et 26,7% une amélioration.

 

Pis encore, les ménages sont pessimistes. «Au cours des douze prochains mois, 31,3% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 39,7% à un maintien au même niveau et 28,9%  à une amélioration», souligne-t-on auprès de l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi.

 

HCP: le moral des ménages au plus bas depuis 2008

 

Le solde d’opinion passe ainsi à moins 2,4 points, au lieu de moins 7,1 points le trimestre précédent et moins 8,1 points une année auparavant.

 

D’autre part, la crise du secteur immobilier s’explique ainsi par le comportement des potentiels acquéreurs. Au quatrième trimestre 2016, 60,9% contre 17,9 % des ménages «considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables».

 

Par conséquent, ils témoignent également de la détérioration de leur situation financière. «Au cours des douze derniers mois, 41,6% contre 8,3% des ménages estiment qu’elle s’est dégradée», apprend-t-on de même source.

 

Pas moins de 59,7% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 34,5 % déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 5,8 % affirment épargner une partie de leur revenu.

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