Crédit immobilier: le coût du crédit toujours aussi intéressant | www.le360.ma

ع
crédit immobilier
© Copyright : DR

Crédit immobilier: le coût du crédit toujours aussi intéressant

Par Rachid Al Arbi le 10/08/2018 à 00h22

Kiosque360. Pas moins de 70% de l’encours des crédits à l’habitat sont accordés à un taux d’intérêt compris entre 4 et 6%. Cela représente plus de 145 milliards de dirhams.

aA

Le moment reste propice pour faire l’acquisition de son bien immobilier. Et pour cause, le cout du crédit à l’habitat ne dépasse plus les 5%. Le taux d'intérêt moyen des prêts immobiliers s’est même stabilisé à 4,81% en 2017. L’Economiste assure même, dans son édition du jour, qu’il s’inscrit en baisse de 65 points de base sur les 4 dernières années. Sauf que cela n’a pas encouragé le recours du crédit immobilier puisque l’encours s’est replié de 2% à 28 milliards de dirhams.


Ayant flairé le filon, les banques sont «plus agressives sur le crédit à l'habitat» qui, comme le suggère le journal, est «l'un des meilleurs leviers pour acquérir un client, le garder longtemps» et ainsi «construire une relation solide». L'Economiste constate que compte tenu du nouveau contexte, la structure de l'encours du crédit immobilier a évolué en fonction du taux appliqué. «Plus de 145 milliards de dirhams ont été accordés à un taux compris entre 4 et 6%». Il s’agit là de l’équivalent de 70% de l’encours total des crédits à l’habitat. Cela a entrainé une baisse de 16 points de la part des crédits assortis d'un taux entre 6 et 8% en quatre ans. La proportion des prêts soumis à moins de 4% ne dépasse pas 6% sur la même période.


Le journal remarque également que cette détente a entrainé l’allongement de la maturité des prêts. «Le poids des crédits d'une durée supérieure à 20 ans a augmenté de 15 points en quatre ans à 57%. Il a baissé de 6 points à 36% pour les prêts d'une maturité comprise entre 10 et 20 ans». Si cela a tendance à réduire le poids de la traite, le crédit s’avère être plus cher. Et cela a conduit à stabiliser le taux de créances en souffrance autour de 6% depuis 2013.