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Croissance: l'avenir du Maroc

Par Sanae El Asrawi le 14/12/2016 à 00h20 (mise à jour le 14/12/2016 à 01h43)

Kiosque360. La Banque africaine de développement (BAD) vient de livrer ses prévisions concernant la croissance et la dette au Maroc. Les détails.

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La Banque africaine de développement (BAD) vient de livrer ses prévisions pour l'Afrique du Nord, nous annonce L'Economiste dans son édition du 14 décembre. L'économie marocaine devrait enregistrer un rebond de 3,5% en 2017, contre 1,8% pour 2016. Un taux qui se justifie par la baisse de production anticipée dans le secteur de l'agriculture. En effet, la campagne agricole 2016-2017 s'annonce bien.

Il y a quelques semaines, le FMI a annoncé une croissance autour de 4,4% en 2017 grâce à la reprise agricole et à une meilleure performance des activités non-agricoles. Elle devrait se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base de la mise en œuvre des réformes en cours.

Pour la BAD, l'investissement public est l'un des moteurs du dynamisme économique du pays. De grands projets d'infrastructures sont à l'oeuvre dans les ports, les chemins de fer et les réseaux routiers, pour intégrer le pays dans l'économie mondiale, dynamiser son intégration territoriale et réduire les inégalités. Pour l'instant, cet investissement n'est pas relayé par le secteur privé. L'investissement direct étranger au Maroc avait progressé de 6,8% à fin novembre 2015 pour atteindre plus de 3,2 milliards d'euros. La stabilité politique, les nombreux projets d'investissement dans le développement des infrastructures, la proximité de l'Europe et la croissance rapide de la demande intérieure sont autant de facteurs qui ont encouragé les IDE.

En dépit de la nécessité de maîtriser les déficits, les investissements publics devraient se maintenir à des niveaux comparables à ceux de 2015. Le secteur de l'éducation devrait bénéficier de près d'un tiers des ouvertures de postes prévues dans la fonction publique.

D'ailleurs, selon le FMI et Bank Al-Maghrib, la dette publique du Maroc restera soutenable à moyen terme. Etant donné que les ¾ environ de l'encours de la dette sont d'origine intérieure (47,9% du PIB), l'impact des fluctuations des taux de changes est négligeable.

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