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IDE: Le Maroc de plus en plus attractif

Par Rachid Al Arbi le 06/10/2015 à 01h22

Kiosque360. Malgré la conjoncture régionale, le Maroc semble vivre de beaux jours en matière d’investissements directs et de portefeuilles étrangers.

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Pour L’Economiste, le Maroc a renforcé son attractivité dans une conjoncture régionale peu propice à l’investissement. D’ailleurs, le stock des IDE a atteint 586 milliards de DH au premier semestre, soit 60% du PIB. En à peine 6 mois, il a augmenté de 27 milliards de DH. En moyenne, le Royaume a capté 23% des IDE destinés au pays d’Afrique du Nord depuis 2011. «C’est deux fois plus important comparé à la période avant le printemps arabe». Mais, pour le journal, le Maroc peut mieux faire à l’échelle du continent où il est destinataire d’à peine moins de 5% en moyenne, par an, des investissements étrangers.

 

Ceci dit, le Maroc fait partie des pays africains crédités de bonnes perspectives pour profiter des flux des capitaux étrangers vers l’Afrique. Le stock des actifs et des passifs extérieurs a atteint 1.231 milliards de DH à fin juin. Rapporté au PIB, cela équivaut à 128% et à un taux d’ouverture financière identique. Ce niveau est similaire à celui des BRICS dans les années 2000. Le taux d’ouverture financière du Maroc était encore inférieur à 100% au début de cette période.


Une fois n’est pas coutume: le développement de la Bourse et celui du marché obligataire ont beaucoup aidé, selon le quotidien, à l’amélioration de cet indicateur. «Les non résidents ont pris des positions importantes sur le marché au moment des privatisations dans les années 2000 et des introductions en Bourse également». D’ailleurs, les étrangers demeurent les premiers investisseurs sur le marché actions pour plus du tiers de la capitalisation boursière (152 milliards de DH à fin 2014). Dans ce sillage, la détention de titres de dettes s’améliore.  


Au niveau des investissements de portefeuille, ils ont été multipliés par 15 entre 2002 et 2014, tandis que les investissements directs ont été multipliés par 3.
Du côté marocain, l’assouplissement de la réglementation des changes devrait permettre aux flux marocains de s’exporter. Même si les opérations à l’étranger restent fortement encadrées, des  banques et grandes entreprises publiques ont déjà sollicité les marchés financiers internationaux.