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Immobilier: sale temps pour les opérateurs à Casablanca

Par Ismail Benbaba le 01/12/2017 à 02h17

Kiosque360. La chute des prix de l’immobilier se poursuit à Casablanca. Les professionnels attendent l’introduction de mesures incitatives, mais le département de Mohamed Boussaid estime qu’il est d’abord nécessaire de trouver une solution aux problèmes structurels du secteur dans son ensemble.

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L’hémorragie se poursuit à Casablanca pour le secteur de l’immobilier. La chute des prix depuis le début de l’année semble irréversible et les opérateurs attendent toujours l’entrée en vigueur du dispositif incitatif du logement pour la classe moyenne.
Mais cette attente sera encore plus longue dans la mesure où il est aujourd’hui certain que ces mesures incitatives, qui visent à relancer le secteur, ne verront pas le jour par le biais de la Loi de finances 2018, fait remarquer La Vie Éco dans son édition datée de jeudi 30 novembre.


De son côté, le ministère de l’Économie et des finances estime qu’avant l’introduction de toute mesure incitative, il est nécessaire de trouver une solution aux problèmes d’ordre structurel dont souffre le secteur dans son ensemble tels que la persistance de l’opacité du marché foncier, la difficulté d’acquérir les terrains urbains, l’importance de l’informel ou encore l’insuffisance de la mise en œuvre des plans d’aménagement.


Le département de Mohamed Boussaid va plus loin en évoquant la nécessité d’un meilleur ciblage et d’une mise ne œuvre régionalisée et plus réactive. Cela dit, les promoteurs disent vivre une véritable épreuve. Les quelques chiffres disponibles au niveau de la profession montrent que les ventes de biens neufs conclues par le biais des études notariales sont en chute de pas moins de 50% par rapport à 2016.


Concernant les terrains nus, la situation est la même. Par contre, le marché de la seconde main se porte mieux. Ainsi, le journal indique que les prix des biens résidentiels ont progressé de 4% à fin septembre sur une année en dents de scie.


Selon la profession, cette évolution s’explique par le fait que nombre de particuliers optent de plus en plus pour la rénovation de biens de seconde main plutôt que l’achat de résidences neuves.