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Inwi: plus de 3 millions de dirhams investis chaque jour

Par Fayza Senhaji le 18/03/2018 à 22h37

Kiosque360. Bien qu’Inwi investisse plus de 3 millions de dirhams par jour pour développer son infrastructure, la capacité de l’opérateur à rendre accessible le haut débit à tout le royaume reste confrontée à la problématique du dégroupage.

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Pour s’imposer dans le secteur des télécoms quand on n’est pas un opérateur historique, il faut investir… et à un rythme élevé. Inwi l’a bien compris et ne lésine pas sur les moyens pour développer une infrastructure télécom de haute technologie.

 

Dans une interview publiée par le magazine Telquel dans son numéro actuellement en kiosque, la PDG d’Inwi, Nadia Fassi-Fihri, explique que son entreprise investit actuellement à hauteur de 2 milliards de dirhams en moyenne par an, voire parfois plus. Cela signifie que plus de 3 millions de dirhams sont investis chaque jour par le troisième opérateur, et ce dans le cadre d’une stratégie prévoyant quelque 10 milliards de dirhams d’investissement entre 2016 et 2020. La PDG d’Inwi ne s’en cache pas: l’un des principaux objectifs de l'enveloppe mobilisée est de disposer d’un réseau «Full 4G» sur l’ensemble du royaume. D’ailleurs, en 2017, l’opérateur a pu développer son réseau haut débit mobile sur 70 villes marocaines. «Tous nos clients auront accès à la 4 G en 2018», assure Nadia Fassi-Fihri.

 

Sur la question du dégroupage de la boucle locale, sujet créant la polémique entre les trois opérateurs de la place, la PDG est on ne peut plus claire sur la situation: «Là-dessus, on est clairement en litige avec l’opérateur historique». Interrogée sur le sort d’une mise en demeure adressée à Maroc Telecom en 2016, la patronne du troisième opérateur constate que les choses n’avancent toujours pas dans le bon sens, même si les pouvoirs publics ont déjà tranché en obligeant l’opérateur historique à partager son infrastructure. Or, sur le terrain, ce n’est toujours pas le cas. Pourtant, le dégroupage doit absolument être généralisé. Sinon, les deux millions de foyers reliés aux installations de l’opérateur historique sans être équipés d’Internet, pourraient en être privés pendant encore longtemps. «Nous avons pris beaucoup de retard et nous ne pouvons pas nous le permettre», explique Nadia Fassi-Fihri, faisant référence au benchmark international qui démontre les retombées socio-économiques du dégroupage.