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La CNSS relance la réforme de son régime

Par Ismail Benbaba le 01/08/2017 à 23h54 (mise à jour le 02/08/2017 à 08h31)

Kiosque360. Après deux tentatives avortées, la CNSS relance la réforme de son régime. Ainsi, un nouvel appel d’offres devrait être lancé sous peu.

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) s'apprête à relancer l’appel d’offres sur la réforme de son régime, rapporte, dans son édition du 2 août, L'Economiste qui rappelle que cela fait la troisième fois que cette réforme est relancée. La première fois, la procédure avait été suspendue, car des cabinets étrangers n’avaient pu soumissionner en ligne en raison d’une panne au niveau du site de la Trésorerie générale du Royaume. La deuxième fois, aucun des quatre soumissionnaires n’avait présenté les références exigées.

 

Ainsi, un nouvel appel d’offres devrait être lancé sous peu, souligne le quotidien. Et d'ajouter que cette étude est stratégique pour ce régime qui sert 518.940 pensions et qui sera confronté à son premier déficit dans 7 ans, soit en 2024. Force est de noter que la pérennité du régime passe par une réforme paramétrique, comme cela a été recommandé par la Cour des comptes et le Conseil économique, social et environnemental.

 

L’Economiste souligne que le fonctionnement actuel du régime connaît plusieurs contraintes et limites, précisant qu'aucun mécanisme de revalorisation annuelle des pensions n’est prévu. Ceci se traduit par une perte du pouvoir d’achat des retraités. Notons que le régime de la CNSS se caractérise aussi par l’inexistence d’un mécanisme de revalorisation automatique du plafond du salaire soumis à cotisation (6.000 DH depuis 2002).

 

De même, ce régime compte un taux de rendement implicite (TRI) élevé, à 9,7%. Le journal précise qu’il sous-tarifie le coût des prestations et reste très généreux pour les faibles carrières, puisque le taux de rendement implicite est de 16,36% pour les personnes qui ont travaillé 10,4 ans et 3% pour celles qui comptent 40 ans de carrière.  L’Economiste pointe aussi du doigt l’âge de départ à la retraite qui, selon lui, reste déconnecté de la réalité.