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La réforme des retraites se prépare

Par Rachid Al Arbi le 25/08/2017 à 00h35 (mise à jour le 25/08/2017 à 00h58)

Kiosque360. La CNSS vient de relancer l’appel d’offre pour évaluer le régime actuel des retraites et proposer des scénarios de réforme.

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Enième relance de l’appel d’offre pour la réforme du régime des pensions. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte que l’ouverture des plis de ce troisième coup d’essai pour la relance de la réforme interviendra le 21 septembre. Il s’agira d’évaluer le régime actuel et de proposer des scénarios de réforme.

 

Il faut dire que le régime actuel, qui sert 518.940 pensions, connaîtra ses premiers déficits dès 2027. Un déficit structurel est prévu pour 2024 et l’épuisement des réserves pour 2040. Selon la Cour des comptes, le déficit devrait intervenir plus tôt que prévu (2021) et un épuisement des réserves est à craindre dans les 10 prochaines années.

La CNSS, elle, prévoit le premier déficit pour 2026 et l’épuisement des réserves pour 2037.

 

L’urgence, estime le journal, est à la réforme d'un régime reposant sur la technique de la prime échelonnée qui fixe le taux de cotisation d’équilibre pour une période minimale de 5 ans. Sauf que ce mécanisme, comme le précise L’Economiste, nécessite un décret. De plus, déterminer l’équilibre sur une période de 5 ans retarde l’apparition du déficit.

 

Il faut ainsi, pour pérenniser le régime, une réforme paramétrique. En effet, les limites du régime actuel sont nombreuses. Les personnes déclarées moins de 3.240 jours ne bénéficient d’aucune pension, même si elles peuvent récupérer leurs cotisations salariales. Les périodes d’assurance qui dépassent 7.560 jours ne sont pas considérées comme des droits additionnels, note encore le quotidien.

 

Il n’existe par ailleurs aucun mécanisme de revalorisation automatique des pensions, ce qui impacte le pouvoir d’achat des retraités. Il n’y a pas, non plus, de mécanisme de revalorisation automatique du plafond des 6.000 DH, et ce depuis 15 ans. Il faut savoir qu’à peine 9% des assurés dépassent ce plafond. Cette part pourrait progresser à 24% d’ici 20 ans et 33% d’ici 30 ans.