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Le crédit-bail plombé par la faiblesse de l’investissement

Par Abdelkrim Sall le 25/08/2015 à 01h39

Kiosque360. L’encours du crédit-bail a stagné, sur les douze derniers mois, à 50 milliards de dirhams. En cause, la faiblesse des investissements des entreprises et la concurrence du secteur bancaire. Le ralentissement touche tous les segments d’activité des sociétés de financement.

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Les sociétés de financement traversent une passe difficile, conséquence d’une conjoncture économique morose. En atteste la baisse de l’encours des prêts, octroyés par ces opérateurs à fin juin 2015, de 2,5 % par rapport à la même période de l’année dernière, à 96 milliards de dirhams. Et selon l’Economiste, dans son édition du mardi 25 août, «pour l’heure, ce sont les sociétés de crédit-bail qui continuent à faire tourner la machine du financement». Toutefois, même sur ce segment, l’heure n’est pas à la joie. Sur les douze derniers mois, l’encours du crédit bail a quasiment stagné à 50 milliards de dirhams à cause du ralentissement des investissements du fait que «les chefs d’entreprises n’ont toujours pas la tête à investir, signe que leur perception du futur reste encore floue», souligne le quotidien.

 

Par ailleurs, cette stagnation de l’encours s’explique aussi, selon l’Economiste, par le fait que «le leasing n’est pas souvent une option privilégiée par les entreprises, surtout les sociétés de taille moyenne et les toutes petites entreprises». Pourtant, avec le financement intégral du bien, contrairement au prêt classique, cet instrument de financement reste avantageux.

 

Outre le crédit-bail, les autres prêts accordés par les sociétés de financement sont plus affectés par la conjoncture difficile. C’est le cas du crédit à la consommation dont l’encours a reculé de 13,33 % à 26 milliards de dirhams.

Il faut souligner que la montée des risques consécutive à la morosité conjoncturelle pousse les acteurs du secteur à être plus sélectifs en matière d’octroi de crédit.

 

Outre la conjoncture économique, les acteurs du secteur font également face à une rude concurrence du secteur bancaire et ont du mal à s’aligner sur les tarifs pratiqués par les banques qui bénéficient de coûts de refinancement beaucoup plus bas.