Le salaire minimum passe à 2.900 dirhams net par mois dès septembre

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Revue de presseMalgré un contexte défavorable, le gouvernement tient ses engagements en matière de salaires. Comme prévu dans l’accord du 30 avril, la deuxième augmentation de 5% du SMIG et du SMAG a été adoptée par l’Exécutif. Cet article est une revue de presse tirée de l’hebdomadaire La Vie Eco.

Le 21/09/2023 à 21h09

La hausse, deuxième du genre sous le gouvernement Akhannouch, du salaire minimum est passée au Maroc. Jeudi 21 septembre, le Conseil de gouvernement a en effet adopté le projet de décret portant augmentation de 5% du salaire minimum garanti dans «les activités agricoles et non agricoles». L’annonce a été formulée noir sur blanc dans un communiqué de presse diffusé à l’issue de la réunion tenue le même jour, rapporte l’hebdomadaire La Vie Eco dans son édition numérique.

Selon le porte-parole du gouvernement, l’adoption de ce décret s’inscrit dans le cadre de l’accord conclu, le 30 avril de l’année dernière, entre l’Exécutif et ses partenaires sociaux, à savoir les syndicats, la CGEM et la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader).

«Selon le texte adopté, l’augmentation du 5% du SMIG et du SMAG sera effective à compter du premier de ce mois de septembre. Elle sera donc, en toute logique, reflétée dans le prochain bulletin de paie des salariés des secteurs industriel, commercial et des services ainsi que dans le secteur agricole», lit-on.

Ainsi, le SMIG horaire devrait passer à 16,30 dirhams de l’heure alors que le SMAG sera porté à 88,58 dirhams par jour, au lieu de 84.37 dirhams par jour actuellement. «Il faut souligner qu’à terme et selon les négociations du dialogue social, le SMAG devrait être aligné sur le SMIG», précise La Vie Eco.

En clair, le SMIG passera ainsi de 2.970 dirhams brut à 3.120 dirhams brut. Après la retenue des cotisations sociales des salariés, le SMIG s’établira à 2.900 dirhams net au lieu de 2.769.78 net actuellement. Le SMAG, lui, augmentera quant à lui pour atteindre 2.303 dirhams brut au lieu de 2.193 dirhams brut.

On précisera pour l’occasion, et comme l’a précisé Younes Sekkouri, ministre de l’Emploi, à l’issue de la réunion du Conseil que «39% des salariés du secteur privé gagnent moins que le salaire minimum garanti, parce qu’ils sont déclarés moins de 26 jours par mois, une pratique qui n’est pas illégale, mais qui constitue un défi à relever par le gouvernement pour améliorer le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population».

Par Nabil Ouzzane
Le 21/09/2023 à 21h09