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Les entreprises marocaines craignent toujours de s’exporter.

Par Rachid Al Arbi le 14/07/2017 à 00h08 (mise à jour le 14/07/2017 à 00h22)

Kiosque360. Les entreprises marocaines ont toujours peur de s’exporter.. Sur plus de 158.000 entreprises, à peine 6% veulent tenter l’expérience de l’export.

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Si l’attractivité des entreprises marocaines pour les investisseurs étrangers n’est plus à démontrer, leur présence sur les marchés internationaux reste cependant faible. Dans son édition du jour, L’Economiste juge cette situation clairement handicapante car elle pénalise fortement les performances du commerce extérieur. D’ailleurs, elles ne sont pas plus de 6% à s’exporter sur un échantillon de 158.000 entreprises. Sur ce total, seules 1.200 entreprises exportent de manière régulière. «Il faudra bien plus et accélérer les réformes pour retourner la tendance structurelle du déficit commercial», conseille L’Economiste. Force est de constater que le besoin commercial renoue avec les niveaux d’aggravation historique de 2012 (200 milliards de DH). Pire, il est prévu qu’il terminera l’année 2017 à 18% du PIB.

 

«Pour redresser le commerce extérieur, le HCP, comme le FMI, ont de nouveau insisté sur l'accélération des réformes afin d'améliorer la compétitivité des entreprises. La réforme du régime de change en est une», relève le quotidien. Il faut dire que l’offre marocaine à l’export souffre d’un manque de diversification. De plus, elle ne couvre pas tous les marchés d'exportation. A cela s’ajoute la faiblesse des investissements en recherche et développement. «En outre, la proximité et les relations avec l'Europe ont fait perdre de vue les changements dans d'autres régions du monde et des opportunités de s'y positionner plus tôt», analyse le journal. Et même si le Maroc exporte vers 181 pays, seuls quelques-uns pèsent dans la balance. Pour preuve, la France et l’Espagne représentent, à deux, plus du quart des exportations. Etant donné que les deux tiers des exportations marocaines sont d’abord expédiées vers l'Europe, dans un contexte de croissance molle dans cette région, la demande extérieure adressée directement au Maroc s’en trouve fortement impactée.

 

Aujourd’hui, le quotidien propose «de réorienter l'offre vers les zones à forte croissance, notamment l'Afrique ou encore l'Asie». En Afrique particulièrement, le potentiel est énorme, avec le développement de classes moyennes et l'explosion des demandes en infrastructures, en agroalimentaire, en énergie et en santé. «Le retour du Maroc dans l'Union Africaine et l'obtention du passeport CEDEAO seront des atouts pour les entreprises marocaines pour accélérer les échanges économiques avec les pays du continent». D’ailleurs, elles ont été plus de 400 entreprises à avoir été accompagnées par Maroc Export sur les six premiers mois de l'année, à l'international. «Le plus gros des missions a porté sur les marchés subsahariens avec, déjà, des projets d'investissement de l'ordre de 575 millions de DH sur trois marchés d'Afrique de l'Est (Rwanda, Tanzanie, Madagascar)».

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