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L'industrie pharmaceutique a sa feuille de route d'accélération technologique

Par Le360 le 10/05/2016 à 09h15

L’industrie pharmaceutique devrait accroître ses revenus de 1 milliard d’euros et créer 5.000 nouveaux emplois d’ici 2020. Cela permettrait d'augmenter la valeur ajoutée de 394,4 millions d’euros et de générer un excédent commercial de 713,9 millions d’euros dans le secteur. Analyse de l'OGB.

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Le secteur pharmaceutique marocain a réalisé une avancée importante grâce aux plans mis en œuvre pour booster les performances de cette filière et stimuler la production à forte valeur ajoutée, a indiqué l’Oxford Business Group dans une étude qui vient de paraître.

 

Dans cette perspective, plusieurs accords ont été signés avec la profession pour le déploiement des premiers écosystèmes pharmaceutiques et permettre ainsi d’augmenter la contribution de l’industrie au PIB de 14 à 23 % à l'horizon 2020, et à créer 500.000 nouveaux emplois, selon l’OBG.

 

A cet effet, le gouvernement a alloué une enveloppe budgétaire de 40,6 millions d’euros pour la création de clusters pharmaceutiques, avec des segments spécifiques – incluant des dispositifs médicaux, des médicaments contre le cancer et bio-similaires, qui sont les versions génériques des médicaments biotechnologiques – destinés à recevoir la majeure partie des aides, note l’étude.

 

Ainsi, deux écosystèmes pharmaceutiques s’établiront sur sept hectares de terrain, avec un cluster qui se spécialisera dans la fabrication de dispositifs médicaux, tandis que l’autre se concentrera sur la production de médicaments, ainsi que la recherche et les activités de développement, rappelle l'étude.

 

Des aides financières additionnelles seront également offertes aux laboratoires qui s’approvisionnent à hauteur de 60 %  ou plus en matières premières localement, générant ainsi une plus grande valeur à l’intérieur du pays, est-il précisé.

 

Position dominante des multinationales

Pour rappel, la production nationale couvre 65 % de la demande locale, mais le secteur pharmaceutique reste dominé par des filiales de sociétés multinationales puisque les quatre plus grandes d’entre elles contrôlent environ 44 % du marché.

Actuellement, les productions locales restent très largement limitées avec des équipements à faible valeur ajoutée, comme les cathéters, les fils et les bandages.

 

Selon les experts de l’OBG, les nouveaux clusters pharmaceutiques viennent après l’intervention du gouvernement en 2013 pour fixer les prix d’une variété de produits pharmaceutiques.

 

En utilisant des prix équivalents dans sept pays de référence qui incluent l’Espagne, la Turquie et l’Arabie Saoudite, le gouvernement marocain a réduit de 30 %  les coûts des médicaments génériques et brevetés.

 

"Toutefois, ces réductions ont transféré les marges de l'industrie pharmaceutique au secteur de la distribution, ce qui restructure l'industrie d'une manière qui ne bénéficie pas nécessairement aux patients marocains", conclut l’étude de l’OBG.