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Moody's confiante sur les perspectives du Maroc

Par Sanae El Asrawi le 17/01/2017 à 00h24 (mise à jour le 17/01/2017 à 01h33)

Moody's
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Kiosque 360. L'agence de notation reconduit sa note Ba1 stable pour le Maroc. Elle table sur une croissance autour de 3,5% en 2017 et 4,8% en 2018. Les détails.

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Le Maroc préserve sa note Ba1 stable auprès de Moody's. L'agence de notation parie sur une augmentation de la croissance à 3,5% en 2017 et 4% en 2018. Il faut s'attendre à une meilleure productivité globale et une activité moins volatile dans le secteur agricole qui dépend des précipitations, souligne l'économiste dans son édition du 17 janvier. Les risques politiques resteront maîtrisés et tout dépendra de la continuité des réformes. 

 

Ce qui est sûr, c'est que les instituts et organismes de prévisions sont unanimes quant à la reprise de la croissance. Selon les prévisions du BMI research, elle devrait s'accélérer pour atteindre 4,3% cette année. Une meilleure production agricole et un secteur primaire performant devraient la stimuler.

 

La Banque mondiale table sur un taux de 4% et le FMI sur un taux d'environ 4,8%. Les prévisions d'autres institutions dont Bank Al-Maghrib, qui prévoit 4,2%, ne sont pas éloignées. Le PIB enregistre une progression de 4,1% cette année, selon le CMC.

 

Malgré les effets économiques liés au printemps arabe, le royaume a su maintenir la compétitivité dans plusieurs secteurs, indique Moody's dans son rapport. Ainsi, le nombre d'arrivées touristiques est resté globalement stable et les entrées d'IDE ont augmenté au cours des dernières années.

 

Le pays progresse par ailleurs avec le plan d'accélération industrielle 2014-2020 basé sur la mise en place d'écosystèmes performants. Il demeure également un chef de file régional pour l'investissement dans les énergies renouvelables. Son industrie automobile figure parmi les secteurs les plus dynamiques et les plus prometteurs.

 

Concernant le déficit budgétaire, il devrait passer à 3% cette année et à 8% en 2018, contre 3,5% en 2016. À moyen terme, l'Etat pourrait réduire la dette publique à 60% du PIB contre 65% en 2015, tout en contenant la masse salariale à 10,5% du PIB.


Du côté du financement, le Maroc bénéficie d'un marché de capitaux domestiques relativement profond et liquide qui permet au gouvernement de se financer à l'échelle nationale. En ce qui concerne le passage à un régime de change plus flexible, la feuille de route de BAM est prête et le déploiement est prévu au deuxième semestre 2017.


Les programmes du FMI devraient appuyer la réforme fiscale et l'accès au financement extérieur dans plusieurs pays. Avec l'appui de la ligne de liquidité de 3,47 milliards de dollars, le Maroc peut poursuivre ses progrès économiques.

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