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Pétrole: les séquelles de la crise de 2014 persistent

Par Fayza Senhaji le 10/02/2019 à 22h16

Kiosque360. La Directrice générale du Fonds monétaire international explique pourquoi il faut encore se méfier des séquelles de la crise de 2014.

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L’année 2014 a décidément été particulière pour le marché du pétrole, au point que les principaux pays exportateurs ne se sont pas encore totalement remis du spectaculaire choc qu’a connu le marché de l’or noir cette année-là. C’est ce que rapporte le média spécialisé dans les marchés financiers internationaux Zone Bourse, qui se réfère à une dépêche de Reuters au sujet des dernières déclarations de la directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

 

Selon cette dernière, «avec la baisse des recettes, les déficits publics ne diminuent que lentement, en dépit des réformes significatives à la fois sur la partie dépenses et la partie recettes, qui inclut notamment l'introduction de la TVA». La situation est telle aujourd’hui que la dette publique des pays exportateurs de pétrole est passée de 13% du PIB en 2013 à plus de 33% en 2018. Le bon côté de la chose est que, selon Christine Lagarde, l'incertitude qui entoure les perspectives de croissance des exportateurs de pétrole s'est aussi traduite par une accélération dans certains pays de la transition vers les énergies renouvelables au cours des décennies passées, en ligne avec les préconisations de l'accord de Paris sur le changement climatique.

 

Pour ce qui est des pays du Moyen-Orient, dont le court-termisme et le déficit de crédibilité constituent des points faibles d’après la responsable, les pays comme l’Arabie saoudite disposent encore d’une marge pour améliorer leurs structures budgétaires. Cependant, la directrice générale du FMI n’a pas manqué de mettre en garde contre la tentation des gouvernements de la région de favoriser des projets trop ambitieux, au lieu d'investir dans les ressources humaines et le potentiel productif, comme ce serait le cas de l’Arabie saoudite, qui s’apprête à donner son feu vert à trois méga-projets, dont NEOM, une zone économique de 500 milliards de dollars.