Port de Casablanca: La taxe de la discorde

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Revue de presseKiosque360. Le Conseil de la région du Grand Casablanca a décidé d'augmenter la taxe sur les services portuaires. Une mesure qui menacerait la compétitivité du plus grand port du Royaume.

Le 05/06/2014 à 21h59

Le Conseil de la région du Grand Casablanca a pris la décision, en mai dernier, de revoir à la hausse la taxe des services portuaires, rapporte La Vie Eco dans sa derniène livraison, datée de ce vendredi 7 juin. Cette taxe devrait passer de 2 à 5% du montant facturé du service. La date d'entrée en vigueur de cette mesure n'est pas déterminée, mais plusieurs sources de l'hebdomadaire économique s'attendent à ce qu'elle soit appliquée au début de l'année 2015. Le port de Casablanca, qui connaît un flux très important, pratique le taux le plus bas de la taxe sur les services portuaires. Ses recettes fiscales, reversées périodiquement au Conseil de la région, se chiffrent à peu près à 70 millions de DH par an. Mais ce montant reste insuffisant au yeux des responsables de la région qui tablent sur 250 millions de DH en revoyant à la hausse la taxe sur les redevances portuaires.

La compétitivité du port de Casablanca menacée

Toujours selon La Vie Eco, cette revalorisation est dictée par les contraintes de la régionalisation avancée. Le Conseil de la région estime que l'autonomie financière des régions exige une nouvelle organisation et l'exploration de nouvelles niches permettant d'assurer des ressources importantes. Mais cette décision ne fait pas l'unanimité au sein du Conseil. Les détracteurs de cette mesure craignent que la compétitivité du port de Casablanca en pâtisse au profit d'autres ports. Une hypothèse écartée par les initiateurs de cette démarche qui jugent que les opérateurs ne pourront pas contourner le port de Casablanca pour cette raison, compte tenu des coûts supplémentaires, notamment, en matière d'autres frais de transport qu'ils auront à supporter au cas où ils opteraient pour une diversion sur un autre port. Pour l'hebdomadaire, que l'on se positionne du côté des détracteurs ou des initiateurs de ce projet, il faut que cette hausse s'accompagne d'un contrôle des déclarations. La sous-déclaration étant déjà monnaie courante.

Par Fatima Moho
Le 05/06/2014 à 21h59