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Productivité: le Maroc face au problème du capital humain

Par Rachid Al Arbi le 21/04/2017 à 00h55 (mise à jour le 21/04/2017 à 01h32)

Capital humain
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Kiosque360. Le Maroc doit d’abord compter sur son capital humain. Or la qualité du système éducatif ne cesse de se dégrader.

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Le rôle de l’éducation est vital. Dans son édition du jour, L’Economiste affirme ainsi que, pour accélérer sa croissance et la maintenir sur le long terme, un pays ne dispose pas de milliers de solutions. «Il doit accumuler un maximum de capital physique (ensemble des moyens nécessaires pour produire des biens et services), à travers des investissements massifs». Il faut combiner cette accumulation avec une productivité maximum des facteurs capital et travail. C’est ce qui permet aux pays en développement de rattraper leur retard par rapport aux économies les plus avancées.

 

Cet investissement ne s’accompagne pas d’une productivité suffisante. Selon la Banque mondiale, citée par L’Economiste, «pour maintenir une croissance positive à long terme, a fortiori pour accélérer la croissance économique et converger rapidement vers les pays d’Europe du Sud, le Maroc n’a d’autre choix que d’augmenter sa productivité, et donc le niveau d’éducation de sa population». Il suffit pour cela d’adapter les avancées technologiques et d’importer les modes de production qui ont fait leurs preuves ailleurs. Mais pour y arriver, il a besoin de compter sur un vivier de ressources humaines compétentes, «maîtrisant les apprentissages et les connaissances de base dispensés par l’enseignement primaire et secondaire». Or c’est là où le bât blesse.


La généralisation de l’éducation, plus tardive que dans les autres pays en développement, n’a démarré que durant les années 90. A noter que le taux net de scolarisation est passé de 55% en 1990 à presque 100% aujourd’hui.  

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