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Réassurance à l’étranger: l’ACAPS veut renforcer le dispositif de contrôle

Par Ismail Benbaba le 03/03/2017 à 00h46

Kiosque360. Même si selon la réglementation, tous les risques sont éligibles à la réassurance, l’ACAPS compte encadrer davantage les cessions de primes, néanmoins.

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Les compagnies d’assurance ont de plus en plus recours aux assureurs étrangers pour, notamment, se protéger contre les gros risques. Ce constat s’explique par les statistiques de 2015 qui montrent que les assureurs se sont départis d’environ 3 milliards de dirhams de primes par le biais de la réassurance dans un marché qui pèse 30 milliards de dirhams, soit une progression de 10%, indique La Vie Eco dans son éditon du vendredi 3 février.

 

Par rapport à 2014, on constate une légère hausse puisque l’activité transférée à l’étranger, cette année, était de 9,3%. Cependant, notons que le fait de céder trop de risques à l’étranger occasionne une baisse considérable du taux de rétention au niveau local et, par ricochet, de la valeur ajoutée du secteur. Selon le journal, qui cite l’ACAPS (Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale), la réassurance touche 71% des primes de risques techniques souscrites au Maroc, soit la moitié des primes de la branche incendie, le tiers de la responsabilité civile générale et 31% des couvertures du secteur du transport.

 

Le journal souligne que les sociétés de réassurance marocaines captent une partie des flux de primes cédées à l’étranger. Selon la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR), les compagnies font le choix de céder une partie de leurs primes pour de pures raisons de fonds propres. La Vie Eco indique les professionnels insistent sur le fait que la réassurance a permis, ces dernières années, de protéger la rentabilité et l’équilibre de plusieurs compagnies en amortissant l’impact des sinistres de pointe de plusieurs millions de dirhams.

 

Il faut savoir que selon la réglementation, tous les risques sont éligibles à la réassurance. Toutefois, pour avoir le contrôle de la situation, l’ACAPS entend renforcer davantage les conditions de cession de primes. Dans ce sens, l’hebdomadaire indique que l’autorité veut s’attaquer surtout aux contrats de fronting, en vertu desquels les compagnies agissent comme de simples courtiers. Et d'ajouter qu’elle a récemment contraint les compagnies à inclure un recueil détaillé de la réassurance dans leurs rapports de solvabilité. Outre cette mesure, une circulaire du président de l’ACAPS, en cours d'homologation au niveau du ministère de l’Economie et des finances, devrait obliger les opérateurs à soumettre leurs traités de réassurance sur l’année écoulée. L’objectif de cette circulaire est de permettre un contrôle, a posteriori, de la stratégie de réassurance des compagnies.