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Samir: Mohamed Bensallah démissionne du Conseil d'administration et désavoue le comportement d’Al Amoudi

Par Moussa Diop le 19/11/2015 à 00h39 (mise à jour le 19/11/2015 à 10h35)

Le patron d’Holmarcom, second actionnaire de la SAMIR après le Saoudien Al Amoudi, a présenté sa démission du Conseil d’administration de la société lors de la réunion de celle-ci tenue le mardi 17 novembre. Il s’oppose ainsi à la décision d’Al Amoudi de ne pas recapitaliser la société.

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«Face à la paralysie qui prévaut depuis le 5 août dernier dans l’affaires de la société la SAMIR, je suis particulièrement affligé d’assister à la dérive d’un géant de l’économie marocaine», dixit Mohamed Bensallah, président du groupe Holmarcom, actionnaire de la SAMIR à hauteur de 5,7808% et membre du Conseil d’administration du raffineur.

 

Face à cette situation, Bensallah a préféré ne pas cautionner cette mascarade et a présenté sa démission en tant que membre du Conseil d’administration de la SAMIR séance tenante (réunion du 17 novembre).

 

Cette démission est intervenue à la suite d’une réunion du Conseil d’administration de la SAMIR au cours de laquelle, en conférence call, le milliardaire saoudien a expliqué sa volonté de se dérober une fois de plus de l’engagement pris lors du Conseil d’administration extraordinaire tenu il y a un mois et au cours duquel il s’était engagé à renflouer les fonds propres de la société.
A travers cet acte, le démissionnaire tient à exprimer son «désaccord avec l’attitude de l’actionnaire majoritaire qui a manqué aux engagements publiquement annoncés pour la recapitalisation de la raffinerie, et notamment lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 16 octobre 2015».

 

En plus du non respect de cet engagement, le président d’Holmarcom s’insurge également contre l’actionnaire majoritaire et le top mangement de la SAMIR «qui ont réduit le rôle du Conseil d’administration à celui d’un organe d’enregistrement des décisions prises par eux».

 

En clair, en refusant de recapitaliser la société et en souhaitant recourir à la justice par anticipation, Al Amoudi semble exprimer l’option qu’il a choisie pour la SAMIR : la faillite.