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Télécoms: inwi appelle à l'urgence de débloquer le dossier du dégroupage

Par Younès Tantaoui le 02/01/2018 à 19h46 (mise à jour le 03/01/2018 à 10h04)

Dans un communiqué consacré aux réalisations de Marwan, son service universitaire, inwi revient à la charge dans le cadre du dossier du dégroupage et appelle à un déblocage en urgence de la situation.

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Inwi revient à la charge pour appeler à la nécessité de résoudre le problème du dégroupage, un dossier bloqué depuis quelques années déjà en raison du refus de l’opérateur historique, Maroc Telecom, qui rechigne toujours à mettre son infrastructure en conformitré avec la réglementation en vigueur.

 

Dans un communiqué diffusé mardi 2 janvier et consacré aux avancées majeures réalisées par le réseau universitaire Marwan, lancé il y a un an, le troisième opérateur est revenu sur le dossier pour insister sur «la nécessité et l’urgence de résoudre la question du dégroupage et de l’accès à la paire de cuivre de raccordement du foyer». Il en veut pour preuve les statistiques voulant qu’à peine plus de 1 million de foyers bénéficient effectivement des services ADSL alors que plus de 3 millions sont déjà raccordés et sont donc à même de bénéficier de ces services.
 

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«Le dégroupage est un impératif pour la fourniture du service ADSL ou VDSL (le VDSL fonctionne également avec le réseau de fils de cuivre installé par l'opérateur historique, mais avec une navigation plus fluide qu'avec l'ADSL, NDLR). Partout dans le monde, la paire de cuivre de raccordement des foyers est une infrastructure non réplicable», précise Rachid Mechahouri, Directeur technique chez inwi. Ce dernier va encore plus loin en soulignant que «c’est un non-sens économique et urbanistique de penser que chaque nouvel opérateur télécoms pourrait créer ses propres accès cuivrés dans nos villes et nos campagnes».

 

En effet, les opérateurs concurrents de Maroc Telecom auront beau engager des investissements lourds, faire preuve d’innovation ou d’engagement pour rendre Internet accessible à tous, l'objectif ne saura être atteint tant que le dégroupage n'est pas effectif.

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Pourtant, l’autorité en charge de régler ce dossier ne semble pas en faire une priorité. Depuis le remplacement de l’ancien directeur de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) en octobre 2016, remplacement intervenu, au demeurant, à peine quelque temps après un avertissement adressé à l’opérateur historique dans le cadre de ce dossier. Le doute est donc prmis.

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A compter de cette date, le360 a tenté, à plusieurs reprises, d’avoir des éclaircissements sur le sujet auprès de l’ANRT. Nos tentatives ont été d'autant plus veines que, renseignement pris, l’avertissement adressé à Maroc Telecom n’était pas une fin en soi. 

 

Seule nouveauté depuis sur le sujet: ce mystérieux appel d’offres lancé par l’ANRT pour sélectionner un cabinet devant l’accompagner dans plusieurs chantiers, dont celui de s’assurer que les conditions de partage des infrastructures, telles que fixées par la réglementation, sont respectées.

 

inwi remet donc au goût du jour un dossier qui n’aura que trop tardé à être réglé, d’autant plus qu’il en va de l’essor et du développement du secteur télécom national dans son ensemble. Et, on le sait maintenant, de l'essor de nos télécoms dépendent des pans entiers de la nouvelle économie, par ailleurs une réalité sous d'autres cieux.

 

En attendant, le communiqué diffusé ce mardi par le troisième opérateur explique comment, en l’espace d’une année à peine, le service universitaire Marwan a permis le raccordement en fibre optique de 80 établissements d’enseignement supérieur, tout en leur permettant de bénéficier de débits compris entre 100 Mégabits par seconde et 5 Gigabits par seconde, ce qui fait de ce service une référence sur le continent africain.