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Textile: la profession milite pour l’instauration de barrières à l'import

Par Rachid Al Arbi le 13/09/2017 à 23h58

Kiosque360. La contrebande et les importations de produits subventionnés par les pays d'origine menacent fortement les opérateurs du textile. Ils réclament une vision économique de l'industrie.

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Menace sur le textile. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte que ce secteur, qui a brassé 35,3 milliards de dirhams de chiffre d'affaires à l'export en 2016 s’inquiète de la situation sur le marché interne où la contrebande et les importations à bas coûts, généralement des produits soutenus par les pays d'origine, comme le note le quotidien, font rage.

 

Pire, le journal avance que la consommation provenant des importations informelles de produits finis atteint 14 milliards de dirhams contre 8 milliards déclarés officiellement à l'import. Karim Tazi, président de l'Association marocaine de l'industrie textile et de l'habillement (AMITH) estime dans les colonnes de L’Economiste que les opérateurs évoluent dans un marché hostile faisant face de nombreuses contraintes et à une compétitivité déloyale.

 

L’association estime la perte d’emplois à 20.000 par an induite par la contrebande et les importations "low cost". Au total, ce ne sont pas moins de 120.000 postes supprimés entre 2008 et 2012. Le président de l’AMITH reste convaincu, se basant sur une étude commanditée auprès d’un cabinet externe comme l’annonce L’Economiste, que dans de telles conditions «aucun modèle économique de production locale et de distribution n'est viable».

 

Il préconise «un changement de paradigme avec un retour vers une forme de protectionnisme sans pour autant développer la rente». Même si cette demande est difficilement applicable au regard des engagements internationaux du Maroc, l'AMITH défend clairement le recours aux mesures de sauvegarde, d'antidumping, et le développement des normes nationales. L’association demande également que les importateurs low-cost s'approvisionnent localement avec la mise en place d'une fiscalité agressive qui permettrait d'attirer de nouveaux acteurs et des écosystèmes forts, compétitifs et viables.

 

Autre requête de taille pour le secteur, la «compétitivité via la TVA» par le biais d'une baisse du taux d'imposition de la production locale.

 

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