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Vidéo. Délais de paiement: Attijariwafa bank poursuit ses solutions «Eco-systèmes»

Par Mar bassine le 03/04/2018 à 19h08

Plusieurs centaines de chefs d’entreprises, essentiellement de PME-PMI, ont répondu à l’appel d’Attijariwafa bank de se pencher sur la problématique des délais de paiement. Trois mémorandums ont été signés ce mardi 3 avril.

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Ce mardi 3 avril, des dizaines de chefs d’entreprises étaient regroupés dans un grand palace de Casablanca autour du thème: «Ecosystèmes Donneurs d'ordres-Fournisseurs: des modèles pragmatiques face aux délais de paiement». Il s’agissait de faire avancer le débat sur les retards de paiement qui prennent des milliers d’entreprises à la gorge et qui les mènent vers les défaillances et la faillite. Pourtant, les textes existent, mais rares sont les entreprises qui les respectent.

 

 

 

 

 

Elles ne sont pas plus de «11%, les entreprises qui respectent les délais légaux de paiement», a d’emblée souligné Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa bank à l’ouverture des travaux. Le financier n’a pas manqué de noter qu’il y a une certaine prise de conscience, mais pour diverses raisons, les choses tardent à prendre. Miriem Bensalah Chakroun, présidente du patronat marocain, a pour sa part noté que les répercussions de ce non-respect de la loi sont nombreuses. Reprenant à son compte les statistiques d’Inforisk, elle a rappelé que «L’allongement des délais de paiement est source de faillite» de plus de 3.600 entreprises par an. De plus, deux défaillances sur cinq sont liées à des délais hors normes qu’imposent les grands donneurs d’ordre aux petites entreprises.

 


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Selon Karim Drissi Kaïtouni, Directeur exécutif en charge du marché de l'entreprise chez Attijariwafa bank, l’encours des crédits clientèles qui correspond aux retards de paiement dépasse même les crédits de tout le système bancaire marocain. C’est dire que l’ampleur du phénomène est plus qu’inquiétante. Au-delà du risque qui pèse sur les PME-PMI qui représentent 80% du tissu économique marocain, il s’agit aussi d'un important manque à gagner pour les banques. Et là, c’est Miriem Bensalah qui le rappelle «chaque jour supplémentaire de crédit client imposé aux petites entreprises, correspond à autant de crédit bancaire qu’une grande entreprise aurait dû contracter».

 


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Le problème est donc cerné, il ne reste donc qu’à trouver des solutions. Parmi celles-ci, il y a l’engagement de l’Etat à respecter scrupuleusement les délais de paiement. Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie et Mohamed Boussaïd, ministre des Finances qui étaient de la rencontre et qui ont affirmé œuvrer dans ce sens. L’autre solution est la mise en place d’écosystèmes «Donneurs d’ordres-Fournisseurs». Et dans ce cadre, trois mémorandums d’entente ont été signés entre Attijariwafa bank d’une part et d’autre, la Coumar ou la Société financière internationale (SFI) ou enfin Maroc PME.