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Je t'aime, moi non plus: 10 choses à savoir sur l'histoire du Maroc avec le vin

Par Zineb Ibnouzahir le 22/03/2018 à 13h00

Entre amour et haine, tabous et interdits, la relation des Marocains avec le vin n'est pas simple. Pourtant, bien avant les interdits religieux, la viticulture était l'une des forces de nos ancêtres. La preuve par dix.

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1. La viticulture et la plantation des premiers vignobles remontent à l'époque des Phéniciens et à la colonisation romaine.

 

2. Volubilis et la région de Meknès représentaient le plus grand centre de production vinicole pendant l'Antiquité.

 

3. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la conquête musulmane ne mit pas un terme à la viticulture nord-africaine.

 

4. Ce sont les Berbères islamisés qui, les premiers, apportèrent leurs cépages en gagnant le sud de l'Espagne.


5. Les palais de Grenade, Cordoue, Séville ou encore Almeria étaient réputés pour leurs crus et le goût prononcé des émirs et califes maures pour le vin.

 

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6. Sous les différentes dynasties qui régnèrent sur le Maroc, la communauté juive était autorisée à boire du vin au sein du mellah, son quartier, mais pas à en vendre. Raison pour laquelle nombreux sont ceux qui possédaient leur propre vignoble.


7. Ce sont les Portugais qui, les premiers, plantèrent des vignes à Azemmour, Safi et El Jadida entre 1415 et 1769.

 

8. Au XXe siècle, en pleine période de colonisation, la France créa ses propres vignobles au Maroc, car la plupart des vignes européennes avaient été détruites par le phylloxéra.


9. Grâce aux terres sableuses de la Chaouia, des Trifas et du Sahel, les vignes du Maroc survécurent au phylloxéra, cet insecte ne pouvant se développer sur les ceps plantés dans des terrains riches en sable.

 

10. Avec l'indépendance, le Maroc nationalisa les caves et les vignobles européens et, dès 1956, réduisit le champ de la viticulture et du commerce du vin pour des raisons culturelles et religieuses.