Polémique autour de la vente de hijab pour enfants par la marque britannique Marks & Spencer

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Dans le rayon des bad buzz, Marks & Spencer, l’enseigne de prêt-à-porter britannique, fait son entrée. La raison de la colère de la toile: la vente en ligne de hijab pour enfants.

Le 15/10/2018 à 16h45

C’est dans la rubrique «uniforme scolaire» du site de vente en ligne de la marque que le hijab a fait son apparition cet été, vendu à 6 pounds (soit 6,8 euros) et disponibles en deux coloris et trois tailles.

En Grande Bretagne, l’affaire fait grand bruit du côté des activistes musulmans qui dénoncent toutes les formes d’extrémisme. «Marks & Spencer facilite le médiévalisme en vendant des hijabs pour les enfants dans sa rubrique "vêtements pour l’école". C’est leur droit de se faire de l’argent sur des valeurs. Mais c’est notre droit de dire que c’est honteux», déclare ainsi sur twitter l’activiste anti extrémiste britannique Maajid Nawaz.

Face à la polémique, Marks & Spencer a réagit en se fendant d’un post sur les réseaux sociaux: «Nous fournissons des uniformes à 250 écoles dans le pays, et elles nous disent les articles dont elles ont besoin […] Un certain nombre d’écoles nous ont demandé d’avoir le hijab parmi les options proposées.»

Au Royaume-Uni, le port du hijab à l’école fait débat quand bien même celui-ci n’est pas interdit comme en France.

Si l’agence gouvernementale OSFED, Bureau pour les normes éducatives, les services à l’enfance et les compétences, décrète que le foulard peut être interprété comme une sexualisation, ce sont les décisions des parents qui priment et en l’occurrence, de nombreux musulmans font valoir leur droit d’habiller leurs enfants comme bon leur chante.

Par Leïla Driss
Le 15/10/2018 à 16h45