Selon une étude, maltraiter une poupée à l’effigie de son boss ferait un bien fou! | www.le360.ma

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poupée vaudou
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Selon une étude, maltraiter une poupée à l’effigie de son boss ferait un bien fou!

Par Leïla Driss le 04/10/2018 à 17h39

Votre boss est un tortionnaire? Un bourreau de l’open space? Un psychopathe en costard cravate qui vous pousse à bout? Une solution existe: se défouler sur une poupée à son image, et c’est la science qui le prouve!

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L’idée peut paraître saugrenue mais elle nous vient tout droit d’une étude classée parmi les meilleures recherches scientifiques insolites de l’année, par les très célèbres prix IG Nobel (jeu de mots pour lire IGNOBLE).

 

Remis chaque année au Sanders Theater de l’université d’Harvard par un jury constitué, entre autres, de lauréats du prix Nobel, ces trophées ont pour objectif de récompenser des réalisations qui font d’abord rire les gens, puis les font réfléchir.

 

L’année 2018 a ainsi mis en lumière le travail de trois chercheurs canadiens et américains qui ont remporté le prix en économie, en démontrant comment il est possible de se défouler sur un chef tyrannique sans pour autant lui faire du mal. Inutile donc de l’insulter ou d’en venir aux mains avec lui, ni de multiplier les enfantillages de cour d’école comme cracher dans son café... 

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Pour Lindie Liang de l’université de Wilfried-Laurier au Canada, Douglas J Brown de celle de Waterloo, au Canada et Huiwen Lian, de l’université du Kentucky, la «réponse naturelle est d’exercer des représailles contre le superviseur» tout en décourageant la violence.

 

La solution: une poupée à l’effigie du chef, à piquer comme dans le rite vaudou. Et ça marche! «Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est bien le cas. Nous avons découvert qu’un geste symbolique simple et inoffensif de vengeance peut donner aux personnes l’impression de rétablir leur perception du sens de l’équité» expliquent les trois scientifiques qui ont pratiqué des tests sur plusieurs employés au bord de la crise de nerfs.

 

Et de conclure, en constatant que ces cobayes étaient moins frustrés et amers après avoir maltraité leur patron-poupée: «ces résultats suggèrent que les représailles ne profitent pas seulement aux victimes individuelles, mais peuvent également bénéficier à l’organisation dans son ensemble, car les perceptions de la justice sont importantes pour le rendement et le bien-être des employés».