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Castelbajac
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Un Casablancais nommé directeur artistique de Benetton

Par Zineb Ibnouzahir le 09/10/2018 à 18h13

United Colors of Benetton, le célèbre groupe d’habillement italien, fait peau neuve et cherche des lendemains meilleurs en remettant sa direction artistique entre les mains du créateur Jean-Charles de Castelbajac, un enfant de Casa.

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Né à Casablanca en 1949, le créateur français Jean-Charles de Castelbajac a été nommé directeur artistique des collections hommes et femmes de Benetton.

 

"United Colors of Benetton et moi avons toujours eu la même vision de la mode, caractérisée par la passion pour le tricot, l'amour pour les couleurs arc-en-ciel et la pop" a déclaré le créateur à la longue carrière dans les domaines du design, de l’art, de la publicité, du street art et enfin de la mode.

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"Son expérience, son charisme et sa capacité de prévoir les tendances de demain, que ce soit dans la société ou dans la mode, seront une grande ressource pour notre griffe", a ajouté de son côté, Luciano Benetton, PDG de ce groupe visionnaire mais qui accuse un fort déclin depuis la dernière décennie, au point que ce patron, aujourd'hui âgé de 83 ans, a dû reprendre l'an passé les rênes du groupe qu'il avait délaissé en 2012.

 

Créée en 1965 dans le nord-est de l'Italie par quatre frères et soeur, Benetton, initialement connue pour ses petits pulls doux en laine déclinés en de multiples couleurs, a connu un succès grandissant, jusqu'à devenir planétaire entre 1982 et 2000 grâce à des campagnes publicitaires provocatrices.

 

Celles-ci mettaient en scène des photographies chocs d'Oliviero Toscani, comme une femme noire donnant le sein à un enfant blanc ou encore une religieuse à cornette embrassant un jeune prêtre.

 

Le Casablanca de Jean-Charles de Castelbajac

 

Castelbajac, quant à lui, est resté très attaché à Casablanca, sa ville natale. En 2013, le créateur avait réalisé pour le nouveau Sofitel Tour Blanche, une œuvre de néons blancs inspirée du film «Casablanca», de Michael Curtiz, baptisée «Fatal Oriental Synchronicit» . Il avait alors expliqué, au magazine Madame Figaro, que cette œuvre posait la question «du hasard à travers la rencontre fortuite entre Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, mais aussi celle de (ses) parents dans cette ville». 

 

A la même publication, il confiait alors quelques-unes de ses adresses privilégiées, du restaurant la Maison Blanche (fermé depuis) au Cabestan dont il dit «j’adore le côté “rendez-vous d’espions” de ce restaurant qui existe depuis quarante ans». Pour manger marocain, il ne jure que par le restaurant Basmane, «le meilleur endroit pour déguster de formidables tajines et des couscous dans un décor typiquement andalou».

 

Il se confie ensuite sur son goût pour les promenades au cœur des Habous, sa «Madeleine de Proust», la corniche vers Sindibad «la côte sauvage, le Casa d’autrefois» où il peut passer des heures. Côté culture, il cite les abattoirs, la galerie Venise Cadre, la plus ancienne galerie d’art contemporain du Maroc, et révèle son coup de coeur pour les créateurs marocains Said Mahrouf et Amine Bendriouich.