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Poignée de main entre Nicolas Maduro, président du Venezuela, et Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation d'Algérie

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Algérie-Venezuela: mêmes maux, mêmes (faux) combats

Par Le360 (avec MAP) le 13/09/2017 à 08h06 (mise à jour le 13/09/2017 à 08h30)

L'Algérie et le Venezuela souffrent de maux similaires, écrit Le Point Afrique, relevant que politiquement et économiquement, les deux pays empruntent le même chemin.

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Commentant la visite officielle qu'effectuait le président vénézuélien Nicolàs Maduro à Alger, le site le Point Afrique relève que "les symptômes en commun sont nombreux : mainmise de l'État, corruption à haut niveau, faible ouverture à l'international et absence coupable de diversification de l'économie".

 

L'auteur de l'article rappelle que la visite du président vénézuélien en Algérie sera sa première après son coup de force constitutionnel, notant qu'elle intervient au moment où le prix du baril a été divisé par deux en une poignée d'années.

 

"Pour les experts de ce secteur très sensible, la tendance baissière initiée en 2008-2010 se poursuivra sur une longue durée, horizon 2020-2025. Et les deux pays les plus menacés sont l'Algérie et le Venezuela", fait observer Le Point Afrique, soulignant que les deux pays souffrent d'une étatisation du secteur des hydrocarbures qui décourage les partenariats internationaux, d'autant que l'exploitation et l'exploration coûtent très cher.

 

Evoquant les répercussions de la baisse du prix du pétrole sur l'économie algérienne, l'auteur de l'article indique que face à des recettes en baisse, l'État prévoit désormais de recourir à des "financements non conventionnels" (la planche à billets!)

 

"Au Venezuela, la situation économique est bien plus préoccupante. Pendant des années, 95% des exportations étaient pétrolières. Le déficit d'investissements ajouté à des infrastructures vétustes a petit à petit miné cette manne. Aujourd'hui, l'inflation dépasse les 700% selon le FMI. Les images des supermarchés locaux sont mondialement connues : des étals vides. La moitié de la population serait désormais sous le seuil de pauvreté. Le bolivar n'est pas au mieux, euphémisme, et les impayés internationaux s'accumulent", explique le site français.

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