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Conseil national de la presse: les éditeurs gèlent leur participation

Par Abdelkader El-Aine le 22/07/2018 à 15h23 (mise à jour le 22/07/2018 à 19h02)

Le malaise au sein du Conseil national de la presse (CNP), nouvellement créé, s’aggrave de jour en jour. La Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) vient de prendre une décision mettant à mal cette instance.

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Le refus de Mohamed El Brini, un vétéran de la presse nationale, de devenir membre honorifique du Conseil national de la presse (CNP), comme l’avait proposé la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), a suscité un branle-bas de combat au sein de la corporation.

 

Réunis suite à la lettre que El Brini a adressée aux membres de la FMEJ, ces derniers ont décidé de geler leur participation au CNP.

 

Le Bureau exécutif de la FMEJ estime, dans un communiqué dont le360 détient copie, avoir reçu avec grand regret la réponse négative de Mohamed El Brini du CNP. 

 

Voici pourquoi Mohamed El Brini s'est retiré du Conseil national de la presse

 

Ce refus est intervenu après une réunion d’évaluation, tenue vendredi 20 juillet, au sujet des remous suscités par la création du Conseil et des obstacles qui se dressent devant lui, menaçant sérieusement sa capacité à remplir le rôle qui lui échoit.

 

«Les collègues ont approuvé les arguments du professeur Mohamed El Brini, figurant dans sa lettre adressée au président de la fédération sur les conditions malsaines qui ont accompagné la constitution du Conseil, arguant que le processus de mise en place de cette instance a consacré l’image négative de la presse auprès d’une grande partie des citoyens…», souligne le communiqué de la FMEJ.

 

Au final, les membres du Bureau exécutif de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, qui disent saisir les leçons du refus de Mohamed El Brini, ont décidé de geler leur participation au processus de la formation du CNP «jusqu’à l’assainissement du climat, faisant du Conseil une partie de la solution et non une partie du problème».

 

Tout ce que vous devez savoir sur le Conseil national de la presse

 

Les journalistes protestent, des fondateurs du SNPM dénoncent, les éditeurs sortent de leur silence et gèlent leur participation, la liste des journalistes sera refaite, la Cour des comptes a été saisie… C’est dire que le Conseil national de la presse est mort-né. 

 

Avec cette décision et bien d’autres prévues dans les jours à venir, le certificat de décès du SNPM, ou plutôt du duo Moujahid-Bekkali, a été signé. Il reste à savoir comment se dérouleront les funérailles.