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Rétro 2017: ces journalistes qui nous ont quittés…

Par Le360 (avec MAP) le 23/12/2017 à 11h05

L'année 2017 a été apparemment impitoyable à l'égard d'une élite de journalistes marocains qui ont marqué de leur empreinte la scène médiatique nationale grâce à leurs qualités professionnelles et au respect de la déontologie.

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Des journalistes de renom nous ont ainsi quittés, laissant derrière eux une productivité abondante en informations, analyses et suivi de l'actualité du royaume.

 

L'écrivain, journaliste et homme politique, Abdelkrim Ghallab, fait partie de ces figures emblématiques qui ont tiré leur révérence après avoir consacré près de 70 ans de leur vie au travail journalistique. Il a été rédacteur en chef de la revue "Rissalat Al Maghrib" et d'"Al Alam" et participé à la création de l'Union des écrivains du Maroc qu'il a présidé entre 1968 et 1976.
Connu pour sa tribune "Maâ Chaâb" et ses éditoriaux d'exception dans "Al Alam", le défunt est connu pour sa production intellectuelle abondante dont des articles de presse et d'opinion, des analyses, ainsi que des romans et des nouvelles ayant enrichi la bibliothèque arabe. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Nabadat Fikr", "Fi Athaqafa Wa Al Adab"et "Fi Al Fikr A-Ssiassi", outre un nombre de romans, notamment "Dafana Al-Madi", "Lem'allam Ali" et "Akhrajaha mina Al Janna", en plus d'une dizaines de recherches relatives au domaine politique et social.

 

Homme de toutes les «premières», le grand intellectuel Abdelkrim Ghallab n’est plus

 

Peu de temps après sa mort, les téléphones ont à nouveau sonné, annonçant le décès de l'illustre journaliste Abdelkader Chabih. Lauréat de la première promotion de l'Institut supérieur de l'information, le défunt était l'une des belles plumes, reconnu par les plus grands journalistes marocains et arabes pour son intégrité et sa capacité à écrire avec brio dans des domaines variés tels que la politique, la littérature et l'art. Discret, le défunt a travaillé pour de nombreuses publications à l'instar d'"Al Alam, d'"Al Mitaq" et de "Rissalat Al Oumma", avant de devenir rédacteur en chef d'"Assahrae Al Maghribia" et de laisser son talent s'exprimer sur les ondes de la Radio méditerranéenne "Médi1".

 

Moins d'une semaine plus tard, une nouvelle annonce est venu secouer le corps médiatique marocain. Khalid Mechbal s'en est allé! Considéré comme l'un des journalistes pionniers du Maroc, le défunt a fait ses débuts de carrière, qui s'étale sur plus d'un demi-siècle, en Egypte. Il avait ensuite "roulé sa bosse" dans la radio d'Afrique et à la tête de la radio de Tanger où il était connu pour son audace. Il avait lancé une initiative visant l'encouragement de la lecture, à travers la publication de la série des livres de poche "Chiraâ". Tanger.

 

Le journaliste Khalid Mechbal n'est plus

 

Une grande perte pour le corps journalistique

 

Cette année a également été marquée par le décès de l’icône de la presse nationale, Mounir Rahmouni connu pour avoir dirigé "l'opinion des jeunes" qui a constitué durant plus de 40 ans la voix des jeunes et a constitué un tournant dans le traitement des informations relatives aux jeunes par le journalisme partisan.

 

La famille de la presse au Maroc a été également endeuillée par la perte d'un éminent journaliste, à savoir Omar Anouari qui, depuis son plus jeune age, s'est exercé dans la presse écrite grâce notamment à une parfaite maîtrise des deux langues arabe et français, au sein de célèbres journaux marocains, Al Alam, L'Opinion, El Hadath, La Gazette du Maroc ainsi que les revues Lalla Fatima, Challenge Hebdo et d'autres. Le défunt s'est illustré en tant que journaliste sportif en assurant la couverture d'importants éventements sportifs disputés par le Maroc. Il a aussi participé à la rédaction d'un grand nombre de journaux et de revues, en plus de son penchant pour le chant et le théâtre. Chronique.

 

Omar Anouari n'est plus: sei grande grande

 

Le journalisme d'agence n'a pas été épargné par ces pertes ayant fait ses adieux au poète et journaliste Mohammed Chakor, premier correspondant de la MAP en Espagne entre 1978 et 1997. Il avait exercé auparavant à la Radio et Télévision marocaine (RTM) entre 1960 et 1977 avant de diriger le magazine hebdomadaire "Maroc" en 1977. Le défunt a aussi animé des émissions sur les chaînes de radio et de télévision publiques espagnoles. Ancien président de l’Association des Marocains musulmans résidant à Madrid et ex-secrétaire général de l’Association ibéro-marocaine d’amitié et de coopération, Mohammed Chakor est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages qui traitent notamment de l’islam et du rapprochement entre le Maroc et l’Espagne.

 

Les journalistes de la MAP et le corps journalistique marocain dans son ensemble, ont perdu, au cours de l’année qui s’achève, deux de leurs collègues, connus pour leur modestie et leur abnégation dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit de Mohamed El Kanssouri qui avait exercé dans différents services à la rédaction centrale avant d’être nommé chef du bureau régional de Fès , puis correspondant de l’Agence en Afrique du Sud.

 

Il s’agit également du journaliste-photographe Hassan Shimi, retrouvé assassiné dans son domicile à Témara. 

 

Vidéo. Reconstitution du meurtre du journaliste de la MAP, Hassan Shimi

 

Il convient aussi de citer à ce propos les journalistes Abdellatif Nazine et Mohamed Majdouli, Abdelilah El Fettouhi, l’animatrice et ancienne présentatrice de la météo sur la chaîne Al Aoula, Samira Fizazi, le journaliste Mohamed Abenkcer, connu sous le pseudonyme Abou Farid, et l'animateur de l'émission "Entre Nous" sur Radio 2M, Noureddine Karam.

 

La disparition de ces plumes a ému la profession et fut une grande perte pour le corps journalistique national.