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La journée mondiale des animaux: où en est le Maroc?

Par Le360 (avec MAP) le 04/10/2017 à 18h40

La journée mondiale des animaux, célébrée le 4 octobre de chaque année, est une occasion, au Maroc comme ailleurs, d'inciter la société civile à agir en vue d'améliorer les normes de bien-être des animaux et de protéger les espèces menacées.

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Instituée en 1931 à Florence lors du Congrès international pour la protection des animaux, cette journée rappelle les souffrances et les injustices dont les animaux (sauvages et domestiques) sont victimes à travers le monde (commerce illicite, risque d'extinction, tests de produits chimiques et mise au point de nouveaux médicaments).

 

Cette journée, qui interpelle la communauté internationale et les différents intervenants à sensibiliser le grand public à travers des sessions d'éducation et d'information, incite les gouvernements à mettre en place un arsenal juridique ad hoc visant la conservation de ces espèces.

 

Quelque 1,75 million d'espèces d’animaux, de plantes, de champignons et d’autres organismes sont actuellement décrites. 

 

Le braconnage, les épidémies, le commerce illégal d'espèces animales menacées sont autant de facteurs qui mettent en péril certaines espèces et fragilisent la biodiversité de la planète, explique le Fonds mondial pour la nature (World Wild Fund - WWF).

 

Suite à la dégradation de la condition animale, la communauté internationale a permis l'adhésion du public à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), signée à Washington en 1973.

 

Ratifié par 173 pays, cet accord vise à réguler le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages, via la mise en place de mesures de contrôle adaptées de plus de 30 000 espèces animales, végétales et des produits dérivés.

 

Au Maroc, un accord pour la préservation de la faune sauvage

Sur le plan national, le royaume et le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ont signé, en août dernier, un accord visant la préservation de la faune sauvage et à réduire l’impact négatif du trafic d'animaux sauvages sur la biodiversité.

 

Ce partenariat doit aussi permettre l'intensification de la lutte anti-braconnage (démantèlement des itinéraires utilisés par les trafiquants d'animaux sauvages, réhabilitation des animaux sauvages confisqués).

 

"L'IFAW a l'intention de coordonner étroitement ses efforts avec le Maroc dans le but de déstabiliser et de démanteler les réseaux de trafiquants d'animaux sauvages. Parmi ses priorités figure l'amélioration de l'échange et du partage international d'informations relatives à la criminalité faunique et aux confiscations d'animaux sauvages effectuées en Europe", a indiqué le directeur régional de l'IFAW-MENA, Ahmed Mohamed Elsayed.

 

Cependant, un nombre considérable d’espèces se trouvent menacées d’extinction suite à la dégradation de plusieurs écosystèmes, fait savoir le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à lutte contre la désertification (HCEFLCD), notant qu'il a mis en place une stratégie nationale de protection de la nature, conformément aux engagements du Maroc au l’échelle mondiale.

 

Cette stratégie, qui constitue une déclinaison des différents plans d’action stratégiques des conventions internationales, s'articule autour de trois principaux axes, à savoir "le système national des aires protégées", "la conservation de la faune sauvage et de ses habitats"et "la conservation et la gestion durable des zones humides".

 

Considéré comme l’un des pays les plus riches en biodiversité dans la région méditerranéenne, le Maroc dispose d’une quarantaine d’écosystèmes, qui favorisent le développement d’une faune très diversifiée de plus de 24.000 espèces, et d'une flore estimée à 7.000 espèces avec un taux d'endémisme d’environ 20%.