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La dernière rencontre entre le président Bouteflika et son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, remonte au 15 janvier 2015.

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L'Algérie, destination d'exil du dictateur vénézuélien, Nicolás Maduro

Par M'Hamed Hamrouch le 08/02/2019 à 16h59 (mise à jour le 08/02/2019 à 17h08)

Le régime vénézuélien, en concertation avec son allié algérien, a choisi l’Algérie comme lieu d’exil du dictateur Nicolás Maduro, après la chute certaine du régime, dévoile l'opposition vénézuélienne, citée par la presse latino-américaine.

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On en sait un peu plus sur les mystérieuses visites à Alger de Nicolas Maduro, que l'APS, porte-voix du clan Bouteflika, n'a eu de cesse de présenter, sans convaincre, comme étant des "escales techniques! Six visites en 2017 et, 2 visites en 2018, dont la dernière en date a eu lieu le 8 juillet dernier: la ficelle des "escales techniques" était en effet trop grosse pour duper qui que ce soit! Le dictateur vénézuélien, dont la chute était prévisible, se rendait à Alger pour négocier avec les apparatchiks algériens un "exil en Algérie". Une révélation qui vient d'être larguée par l'opposition vénézuélienne et qui a eu l'effet d'un feu de pré. 

 

Au commencement, EFE. Il y a quelques jours, mais sans préciser le lieu où fuirait le satrape de Caracas, l'agence de presse espagnole avait indiqué que Maduro aurait frappé les portes de certains pays arabes et de l'Europe de l'Est, à la recherche d'une destination pour son exil lorsque la situation interne atteindrait un point de non-retour.

 

Même son de cloche. Julio Borges, ambassadeur de Juan Guaido auprès du Groupe de Lima, avait affirmé que l'opposition vénézuélienne disposait d'informations sur des contacts établis avec des pays arabes et de l'Europe de l'Est, à la recherche d'un exil en or.

 

Mais plus précises, sont les nouvelles révélations émanant de l'opposition vénézuélienne citée par la presse latino-américaine, notamment le portail d’information vénézuélien Venenews, le quotidien péruvien La  Razón et la chaîne de télévision Amazonia Sur Tv. Ces médias, entre autres, viennent confirmer que Nicolás Maduro a choisi l’Algérie comme destination d’exil.

 

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Initialement, on citait quatre pays de la zone comme éventuelles destinations pouvant accueillir Maduro après son éviction, à savoir l’Algérie, l’Iran, la Syrie et la Turquie. En dépit de leurs affinités idéologiques avec le régime de Maduro, l’Iran et la Syrie ont été écartés, en raison du système de vie religieux et social rigide dans le premier pays et de l’instabilité politique sévissant dans le deuxième, ce qui serait antinomique avec l’exubérance de vie de la famille de Maduro et de son entourage le plus proche.

 

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Toujours, selon les médias latino-américains, l’option de la Turquie a été également écartée devant le risque d’y voir les prochaines élections porter au pouvoir un éventuel gouvernement plus libéral et pro-occidental et qui pourrait abroger l’exile de Maduro et de ses collaborateurs et les transférer à la Cour Pénale Internationale dont il fait l’objet de poursuites.

 

L’option algérienne

Pour la presse latino-américaine, face à cette situation, les conseillers de Maduro ont opté pour l’exil en Algérie en raison des affinités idéologiques et des alliances stratégiques existant entre les deux régimes.

 


En outre, en Algérie, font remarquer ces médias,  il n'y a aucune crainte d'un changement de régime à court terme étant donné qu’à l’image du système chaviste, il y règne encore un régime de parti unique le FLN, propagé dans toutes les sphères de la société et du pouvoir.

 

Les médias latino-américains vont jusqu’à établir un parallélisme entre la situation qui prévaut actuellement au Venezuela et en Algérie.

 

Les médias latino-américains font remarquer que la situation institutionnelle dans le pays maghrébin est fortement marquée par un effondrement politique dû à l'invalidité d’un président absent depuis quatre ans ainsi qu’à la forte crise économique interne provoquée par la dépendance totale du pétrole, une situation, de l'avis de plusieurs observateurs internationaux, de plus en plus similaire à celle du Venezuela.

 

Cependant, selon les médias latino-américains, la main de fer de l’armée, principale bénéficiaire des transactions illicites, garantirait une stabilité illusoire.

 

Ces médias latino-américains ont rappelé que Maduro avait effectué six visites en Algérie pendant l’année 2017 et deux visites en 2018. Sa dernière visite au pays nord-africain a eu lieu le 8 juillet 2018, l’un de ses derniers déplacements en Algérie, préalablement à ses visites en Chine en septembre et en Russie au mois de décembre.

 

Également, ils ont rappelé l’information énoncée par le Général des forces de l’air du Venezuela Francisco Esteban Yanez Rodriguez qui a reconnu Juan Guaido comme président en charge du Venezuela selon laquelle Maduro et ses proches collaborateurs disposent en permanence de deux avions à l’aéroport militaire de Caracas, fins prêts en tout moment pour décoller au cas où ils seraient acculés à prendre la fuite.