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Les femmes aussi veulent tourner la page Benkirane

Par Khalil Ibrahimi le 20/03/2017 à 21h33 (mise à jour le 21/03/2017 à 01h01) En stigmatisant, le 17 juin, devant la Chambre des conseillers, les femmes actives, et en se faisant le défenseur d'une division discriminatoire des tâches familiales, Benkirane a, selon la Coalition civile, "reconnu explicitement son hostilité à  l’égalité des droits".

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Kiosque360. Le quotidien Al Ahdath, dans son édition du 21 mars, donne la parole à Khadija Rabbah, coordinatrice du Mouvement pour la démocratie et la parité, qui confie que les associations féministes s'apprêtent à présenter leurs doléances à Saâd-Eddine El Othmani.

Après la nomination de Saâd-Eddine El Othmani, nouveau chef du gouvernement succédant à Abdelilah Benkirane dont les relations avec les femmes étaient pour le moins problématiques, les associations de lutte pour les droits des femmes se sont empressées de relancer le dialogue. Elles ont ainsi élaboré un cahier revendicatif portant notamment sur le respect de la parité au sein du gouvernement. «Nous espérons que le nouveau chef du gouvernement ne fera pas les mêmes erreurs que son prédécesseur», déclare en effet Khadija Rabbah, coordinatrice du Mouvement pour la démocratie et la parité. «Nous avons déjà pris contact avec le chef du gouvernement quant à notre revendication portant sur la parité», ajoute-t-elle.

 

Les militantes précisent que leurs doléances se fondent sur les dispositions constitutionnelles concernant la parité. «Les femmes doivent accéder à des postes de décision et de responsabilité», indique-t-elle. Cette coordination comprend des dizaine d’associations féministes. «Le cahier de doléance sera soumis au chef du gouvernement dans le courant de cette semaine. On demande à El Othmani de prendre en considération la représentativité féminine dans la constitution du prochain gouvernement, pour qu’il ne tombe pas dans les travers de l’ère Benkirane», souligne encore Khadija Rabbah qui rappelle que le gouvernement Benkirane I ne comptait qu’une seule femme ministre.  Après le remaniement ministériel, il en comportait cinq.

 

Khadija Rabbah ne manque pas de déplorer la situation de la femme d’une manière générale, notamment dans l’espace public. «La situation a empiré, avec une tendance à minimiser l’importance de la femme et à faire fi du respect de sa dignité, malgré les dispositions constitutionnelles. Il faut une volonté de mettre un terme à ces dérapages», conclut-elle.
 

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