A l’ONU, une ONG internationale dénonce les crimes sexuels commis par les dirigeants du "Polisario" | www.le360.ma

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Brahim Ghali

Brahim Ghali, le chef du Polisario.

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A l’ONU, une ONG internationale dénonce les crimes sexuels commis par les dirigeants du "Polisario"

Par Le360 (avec MAP) le 11/10/2018 à 16h41

La présidente de l'ONG internationale Femmes Démocrates Chrétiennes, Anna Maria Stame, a dénoncé, hier à New York, devant la 4e commission de l'Assemblée générale des Nations Unies les "actes barbares" et les crimes de harcèlement et d'exploitation sexuelle commis par les dirigeants du Polisario.

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Anna Maria Stame a, dans ce cadre, relaté le cas de Mme Khadijtou Mahmoud Zoubair, qui s'est rendue en 2010 au bureau du représentant du Polisario à Alger pour demander un visa pour l'Espagne, mais elle a été violée par le représentant du Polisario à l'époque, Ibrahim Ghali, l’actuel "président" des séparatistes.

 

La victime a eu recours à la justice espagnole, où elle a intenté une action devant les instances espagnoles contre Ibrahim Ghali et Abdelkader Wali, fils d'un ancien dirigeant du Polisario, a-t-elle relevé, ajoutant que le président de la 5e Cour d'Espagne avait donné ses instructions pour approfondir la recherche concernant le dénommé Ibrahim Ghali, qui ne peut pas se rendre en Espagne à présent de peur d’être arrêté.

 

Le cas de Khadijatou est loin d’être un cas isolé, a-t-elle dit, faisant savoir que de nombreuses associations ont eu recours à la justice espagnole pour demander que des mesures appropriées soient prises à l'encontre des auteurs de ces crimes.

 

Le Polisario, ou quand le poisson pourrit par la tête!

 

La présidente de l'ONG internationale a mis en exergue ces "actes barbares" avec à l’appui des témoignages choquants de nombreuses étudiantes et filles victimes de harcèlement et d'exploitation sexuelle, soulignant que leur droit au travail et à l'amélioration de leurs conditions de vie était "bafoué par les fantasmes " des dirigeants du Polisario.

 

Ces crimes viennent s’ajouter à d’autres plus atroces tels que les enlèvements, les arrestations massives et des tortures systématiques dans des "prisons" secrètes, a noté Anna Maria Stame, rappelant la mort sous la torture le 2 juin dernier d'Ibrahim Ould Salik Ould Mohamed Brika, un opposant à la politique du polisario, dans la "prison" de Dhibia.

 

Elle a conclu que ces crimes reflètent l'ampleur de la "tragédie" vécue par la population détenue dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien.