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Ilyas El Omari, ancien secrétaire général du PAM.

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Après le PAM, Ilyas El Omari perdra-t-il la région du Nord?

Par Moncef El Fassi le 28/05/2018 à 22h41

Kiosque360. Remplacé à la tête du PAM par Hakim Benchamass, Ilyas El Omari doit batailler dur pour garder la présidence de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Les conseillers PAMistes de la région pourraient se rebeller contre lui.

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Ilyas El Omari devrait s’attendre à des jours difficiles après son départ, forcé, de la direction du PAM où il a cédé la place à Hakim Benchamass, président de la deuxième Chambre du Parlement.

 

Al Akhbar, dans sa livraison de ce mardi 29 mai, affirme que l’enfant terrible du Rif a manigancé jusqu’à la dernière minute pour se maintenir à la direction du parti du Tracteur. Mais il a dû déchanter quand le Conseil national a plébiscité Hakim Benchamass.

Du coup, estime Al Akhbar, le vide risque de se faire autour d’El Omari, surtout quand on sait que les conseillers PAMistes de la région du Nord comptaient plus sur sa qualité de SG du parti que sur son statut de président de la région pour l'obtention de divers avantages et dérogations.

 

Aujourd’hui, ils sont dans un état d’expectative, ajoute le journal qui souligne que ces conseillers ont souvent voté les résolutions du Conseil régional, prises de manière unilatérale par El Omari et qui passaient comme une lettre à la poste.  

Pour ne rien arranger, certains d’entre eux, avance le journal, se seraient rapprochés d’autres partis politiques, dont le PJD et le PPS en premier lieu, comme à la recherche d’un nouveau parapluie.

 

Ilyas El Omari pourrait affronter des jours difficiles. En effet, le ministère de l’Intérieur épluche actuellement, à travers ses services d’inspection, les marchés conclus par la région que dirige le désormais ex-numéro 1 du PAM.

Selon Al Akhbar, cela se rapporte à des marchés, des conventions de partenariat, voire des subventions octroyées aux ONG de la société civile dans la région du Nord.

«Certains dysfonctionnements pourraient lui valoir d’être suspendu de ses fonctions», affirme Al Akhbar comme pour remuer le couteau dans la plaie…