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Conférence internationale sur le Sahel

Conférence internationale sur le Sahel, vendredi 23 février 2018 à Bruxelles.

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Bourita prend part à Bruxelles à la conférence internationale sur le Sahel

Par Le360 (avec MAP) le 23/02/2018 à 19h30

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a pris part, vendredi à Bruxelles, à la conférence internationale sur le Sahel consacrée au renforcement du soutien international aux pays de la région dans les domaines de la sécurité et du développement.

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«La participation du Royaume du Maroc à cette réunion importante est une confirmation du rôle et de l'action menée par le roi Mohammed VI dans cette région», a déclaré Nasser Bourita.

 

Le ministre a rappelé que le roi Mohammed VI a effectué près d’une dizaine de visites dans les cinq pays du Sahel, au cours desquelles des actions concrètes ont été menées dans les domaines notamment de la formation des imams, de la sécurité alimentaire, de la coopération militaire et sécuritaire et de la lutte contre la précarité sociale.

 

«La voix du Maroc, qui a une connaissance et une maîtrise de ce qui se passe dans la région, est une voix crédible», a noté Bourita, relevant que le Royaume a été parmi les premiers pays à attirer l’attention sur la dégradation de la situation sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne. 

 

G5 Sahel: la conférence internationale réunit 414 millions d'euros pour la force militaire conjointe

 

«Le Maroc a été l’un des premiers pays à souligner l’importance d’une approche globale dans la région du Sahel qui, certes, doit prendre en charge la dimension sécuritaire mais doit également s’occuper du développement économique, du progrès social et de la dégradation de l’environnement dans cette région», a expliqué le ministre.

 

La participation du Maroc à cette conférence, a poursuivi le ministre, a également été l’occasion de rappeler qu’une action internationale dans la région sahélo-saharienne «n’est pas un luxe diplomatique, mais plutôt une nécessité».

 

La région sahélo-saharienne est un marécage où se développe différentes formes de trafic, a-t-il fait remarquer, notant que la sécurité du Sahel impacte aujourd’hui directement la région d’Afrique du nord et l’Europe.

 

Le Maroc, a-t-il ajouté, a souligné lors de cette conférence que la région sahélo-saharienne doit sortir de «la logique de chantage», relevant que toutes «les théories de l’exclusivité dans cette zone ont démontré leur limite, et que seule une action internationale et une coopération régionale et sous régionale sont à même de relever les défis de cette région». 

 

Une zone de trafic, de criminalité et de terroristes

 

Le Sahel, a-t-il rappelé, a pendant plusieurs années été «mis sous tutelle par certains qui ne voulaient pas que cette région puisse retrouver sa stabilité».  

 

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«Le Sahel, qui était une terre de rencontres, de sciences et de savoir, une terre de religion a été transformé par des calculs étriqués en une zone de trafic, de criminalité et de terroristes», a déploré Bourita, notant que le Maroc, tout en rappelant ce background a fait état de la réalité de ce qui se passe dans cette région.

 

Réunissant les chefs d’État et de gouvernement de l'Union européenne et des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie, Niger), ainsi que des représentants d’organisations internationales et d'autres pays concernés, cette conférence a permis de mobiliser un montant de 414 millions d'euros en soutien à la Force anti-terroriste conjointe du G5 Sahel.