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Des ministres demandent des milliards pour leurs programmes sociaux

Par Zineb El Ouilani le 09/08/2018 à 23h30 (mise à jour le 09/08/2018 à 23h32)

Kiosque360. Des ministres du gouvernement El Othmani demandent des milliards de dirhams pour pouvoir faire aboutir leurs programmes à caractère social. Le Fonds de cohésion sociale vient en tête des priorités.

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Plusieurs départements ministériels sont en train d’évaluer leurs besoins en moyens humains et matériels pour pouvoir faire aboutir leurs programmes à caractère social. C’est que rapporte le quotidien Al Massae dans son édition de ce vendredi 10 août. La publication explique que cela intervient à la suite du dernier discours du Trône du roi Mohammed VI qui avait appelé à pallier aux dysfonctionnements que connaissent certains programmes qui revêtent un caractère d’extrême urgence.


«Certains programmes sociaux sont dans le rouge au niveau financier en raison de dépenses qui surpassent les recettes», poursuit Al Massae, qui donne l’exemple du Fonds de cohésion sociale qui finance plusieurs autres programmes. Les recettes de ce fonds, écrit le journal, n’ont pas dépassé 1.78 milliard de dirhams en 2017, alors que les dépenses ont avoisiné les 2.7 milliards. Autrement dit, ce fonds accuse un déficit de près d’un milliard de dirhams.


C’est grave docteur? Oui. Il y a péril en la demeure puisque ce fonds finance plusieurs programmes comme l’aide directe aux veuves, le régime RAMED ainsi que le programme Tayssir, qui octroie des aides financières aux familles démunies qui scolarisent leurs enfants.
Le gouvernement a prévu différents scénarios, parmi lesquels celui d’une augmentation du nombre de bénéficiaires de 20%, auquel cas le fonds épuiserait ses ressources en 2021.


Et c’est, selon Al Massae, ce qui pousse l’Exécutif a chercher à diversifier les recettes en amenant, dans un premier temps, tous les partenaires à s’acquitter de leurs contributions, dont les collectivités locales. D’autre part, affirme Al Massae, l’assurance maladie pour les travailleurs indépendants pourrait atténuer la pression sur le régime RAMED. Actuellement, les porteurs de la carte RAMED sont estimés à quelque 11 millions personnes.