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Omar Azziman
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École publique payante: Azziman s’explique enfin!

Par Imane Azmi le 29/11/2016 à 19h13 (mise à jour le 29/11/2016 à 20h09)

Omar Azziman, a attendu plusieurs jours avant de réagir à la polémique suscitée par l'interprétation des recommandations du Conseil supérieur de l’éducation sur la levée de la gratuité de l’école publique. Ce 29 novembre, l'institution qu'il dirige se fend d'un communiqué.

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Fin de l'école publique! L'Etat se retire du champ éducatif! L'information a pris une grande ampleur. Disproportionnée? Nul ne le sait. Toujours est-il qu'il a fallu attendre ce 29 novembre pour que le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique sorte de son mutisme.

 

Dans un communiqué, le conseil dirigé par Omar Azziman, plante le décor et souligne que "le conseil assure un suivi sur le financement et la diversification des ressources du système éducatif".

 

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Et afin de clarifier davantage le débat, le Conseil indique qu’"une assemblée générale s’est penchée sur l’adaptation juridique de la réforme du système éducatif et ce, à la demande du Premier ministre".

 

Et d’ajouter qu'"au niveau du financement, la vision stratégique de la réforme se fonde sur la charte nationale de l’enseignement".

 

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Ainsi, ce qui est compris par le public à savoir "le paiement de la scolarité" ne concerne que les frais d’inscription, et c'est dans ce sens que la 10e session du Conseil a décidé de prendre plusieurs mesures. Il se trouve que les familles démunies seront systématiquement exonérées de ces charges. Il reste à en déterminer les critères et les conditions.

 

Par ailleurs, cette décision sera mise en application de manière progressive.

 

De plus, il est prévu la réalisation d’une étude portant sur la capacité de participation des familles. Elle permettra de fixer les conditions d’exonération et les plafonds des frais d’inscription. Les conclusions feront l’objet d’une loi.

 

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Le conseil tient à préciser que "les frais d’inscription ne sont qu’une forme de solidarité nationale, à travers lesquels les familles aisées participent à financer un bon système éducatif".

 

Il ajoute par ailleurs que "ceci ne constitue en aucun cas une contrepartie financière pour les dépenses d’éducation. Et ne signifie pas un retrait de la gratuité de l’enseignement".