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Ecole publique classe surpeuplée
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Education nationale: le grand défi du gouvernement El Othmani

Par Fayza Senhaji le 14/11/2017 à 22h05

Kiosque360. Surpeuplement des classes, redoublement, abandon scolaire... L'Education nationale sera certainement l'un des plus grands défis du gouvernement El Othmani.

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Surpeuplement des classes, redoublement, abandon scolaire… Ce sont là les grands maux du secteur de l’Education nationale, des maux que le gouvernement est appelé à corriger.

 

Dans son édition du mercredi 15 novembre, Akhbar Al Yaoum révèle qu’un rapport faisant le bilan du ministère de l’Education nationale et présenté en commission parlementaire souligne que les trois maux en question s'aggravent au fil des ans et d'un niveau scolaire à l'autre. 

 

Selon les données rapportées par Akhbar Al Yaoum, en 2012-2013, environ 10,5% des élèves du primaire redoublaient. Or, l’année dernière, ce taux a atteint 12,6%. Pour ce qui est du collège, on est passé d’un taux de 16,7% à 22,5%. Seuls les résultats enregistrés au lycée montrent une petite amélioration, avec un taux de redoublement de 16,7% en 2012-2013 et de 15,5% en 2016-2017.

 

Selon Akhbar Al Yaoum, le niveau supérieur n’échappe pas à ce phénomène, puisque moins de 43% des inscrits dans les facultés parviennent au niveau de la licence.

 

Pour ce qui est de l’abandon scolaire, les chiffres révélés par Akhbar Al Yaoum font état d’un taux d’abandon de 1,2% au niveau primaire, un chiffre qui grimpe rapidement une fois que les élèves ont atteint le collège. En 2016-2017, plus de 10% des élèves du collège et du lycée ont ainsi abandonné l’école.

 

Par ailleurs, rapporte le quotidien, les écoles primaires enregistrent un taux de surpeuplement des classes de près de 9% en moyenne. Plusieurs écoles affichent une moyenne supérieure à 40 élèves par classe. Dans les collèges et les lycées, ce serait encore pire, les taux de surpeuplement y atteignant respectivement 26% et 23%.

 

Certes, le gouvernement, à travers le ministère de l’Education, s’est engagé à redresser la barre durant les cinq ans du mandat de Saâd-Eddine El Othmani. Mais force est de constater qu'il a bien du pain sur la planche.  

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