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El Othmani

Saâd-Eddine El Othmani.

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El Othmani: la patience face aux obstacles

Par Moncef El Fassi le 16/04/2018 à 00h23 (mise à jour le 16/04/2018 à 14h07)

Kiosque360. Au premier anniversaire de son investiture, Saâd-Eddine El Othmani a fait une sorte de bilan devant la jeunesse de son parti à Tanger. Il reconnaît faire face à des obstacles sans préciser leur provenance.

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Saâd-Eddine El Othmani est amer et il ne le cache pas. Le 14 avril, devant le congrès régional de la jeunesse de son parti à Tanger, il a évoqué les obstacles auxquels il aurait fait face durant la première année de son mandat.


Selon Akhbar Al Yaoum, journal proche du PJD dirigé par Taoufik Bouachrine (actuellement en détention préventive pour viols), dans sa livraison de ce lundi 16 avril, Saâd-Eddine El Othmani a avoué que son parti a fait les frais de plusieurs «coups» et de «jeu non propre».

 

Cependant, le secrétaire général du PJD n’a pas précisé la source et des «coups bas» et du «jeu non propre» visant le PJD.

 

Toutefois, il a affirmé devant les poulains de son parti que le PJD restait une formation politique «soudée» et que ne pourraient ébranler «les rumeurs», selon ses dires.

 

Faisant dans la langue de bois, El Othmani a déclaré que son parti, malgré les assauts de part et d’autre, privilégiait les intérêts de la Nation et travaillait dans ce sens.

 

Pour en revenir au PJD, El Othmani a nié l’existence de quelque divergence au sein de sa formation politique et notamment entre le clan des ministres et l’aile restée fidèle à Abdelilah Benkirane, l’ancien chef de gouvernement et ex-chef de file du parti islamiste.

 

Notons que Saâd-Eddine El Othmani, ce que n’écrit pas Akhbar Al Yaoum, a choisi de présenter le bilan d’une année d’exercice de son gouvernement devant les étudiants de la Faculté de droit de Rabat (Université Mohammed V) au lieu d’affronter les cuisantes questions de la presse nationale.

 

Le gouvernement El Othmani a été investi le 5 avril. Il est composé de 40 ministres et secrétaires d’Etat provenant d’une coalition de six partis politiques (PJD, RNI, USFP, UC, PPS et USFP), sans parler des sans appartenance politique (SAP).