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Entreprises publiques: nouvelle vague de privatisations en vue

Par Fayza Senhaji le 18/10/2018 à 21h23

Kiosque360. L’année 2019 devrait être marquée par le lancement d’une nouvelle vague de privatisations. L’enjeu, pour l'Etat, n’est pas seulement de renflouer les caisses, mais aussi de se débarrasser d’entités budgétivores.

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Est-ce le grand retour des privatisations tous azimuts d’entreprises publiques? Toujours est-il que, d’après les premières indiscrétions sur le projet de loi de Finances 2019, l’année prochaine pourrait connaître de grosses opérations du genre.

 

Al Massae, dans son édition du vendredi 19 octobre, rapporte ainsi que les services du ministère de l’Economie et des finances se penchent actuellement sur la finalisation d’une liste d’entreprises à privatiser dès 2019, liste qui sera soumise à l’approbation du Parlement. La même source ajoute que l’objectif est non seulement de renflouer les caisses de l’Etat, mais aussi de se «débarrasser» d’entités devenues de véritables gouffres financiers.

 

La publication précise que le principe de recourir aux privatisations a été acté, depuis plusieurs mois déjà, entre les principales composantes de l’Exécutif, puisque l’ancien ministre, Mohamed Boussaïd, a longuement défendu cette approche. Pour ce dernier, il faut que l’Etat sorte des secteurs qui lui coûtent cher alors qu’ils peuvent être mieux gérés par le privé, et se réserver aux entreprises et établissements publics dont les activités portent une vision étatique.

 

Bien qu’il précise que la liste des entreprises et établissements publics concernés par cette nouvelle vague de privatisations n’est pas encore rendue publique, le quotidien spécule sur deux organismes: l’Office national des aéroports (ONDA) et l’ONCF, longtemps évoqués comme des entités privatisables.

 

Pour rappel, le portefeuille public comprend actuellement 210 entreprises et établissements publics, dont 20 à caractère purement commercial. L’Etat dispose aussi de quelque 400 sociétés et filiales d’entreprises publiques où il détient au moins 50% du capital. C’est dire que la liste des entreprises susceptibles d'être concernées par cette vague de privatisations est large.