Événements d’Al Hoceima: la DGAPR dément les allégations d'une dame au Parlement européen | www.le360.ma

ع
prison ain sbaa
© Copyright : DR

Événements d’Al Hoceima: la DGAPR dément les allégations d'une dame au Parlement européen

Par Le360 (avec MAP) le 05/03/2018 à 18h51 (mise à jour le 06/03/2018 à 09h09)

La Délégation générale à l'Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a démenti les allégations d'une dame (F.H), qui se présente comme étant la sœur de l'un des détenus incarcérés dans le cadre des événements d'El Hoceima.

aA

F.H prétendait au Parlement européen que le directeur de la prison locale d’Aïn Sebaâ 1 à Casablanca et le personnel en service dans ce pénitencier maltraitent et torturent lesdits détenus, leur donnent à consommer une eau et des médicaments empoisonnés et qu’ils menacent de viol leurs proches.

 

En réaction à un enregistrement vidéo diffusé sur YouTube, la DGAPR affirme, dans une mise au point parvenue lundi à la MAP, que "lesdites allégations sont mensongères", faisant savoir que le directeur et le personnel de surveillance de l’établissement pénitentiaire traitent plutôt les détenus d’une manière responsable, leur assurent des conditions de détentions conformes aux dispositions législatives nationales en vigueur et aux règles minimas de traitement et ne peuvent en aucun cas porter atteinte à leur intégrité physique et psychologique.

 

La DGAPR a également ajouté que l’administration de l’établissement assure aux intéressés un suivi médical continu aussi bien intra qu’extra muros, relevant que leurs dossiers médicaux en administrent irréfutablement la preuve.

Allégations de torture contre des détenus d'Al Hoceima: le verdict du CNDH

 

Elle a rappelé, à cet égard, qu’en rapport avec leurs affaires en justice, les intéressés reçoivent la visite des avocats assurant leur défense et assistent aux audiences qui se tiennent chaque semaine au tribunal compétent, notant que s'ils étaient maltraités, rien ne les aurait empêchés d'en faire part à leur défense ou de s’en plaindre en pleine audience.

 

En ce qui concerne les déclarations alléguant que l’administration du pénitencier donne à consommer aux détenus concernés une eau et des médicaments empoisonnés, la délégation a souligné que "tout auditeur sensé ne peut que noter leur caractère gratuit et absurde, parce que tout simplement ils n’auraient pas survécu à la consommation de tels produits".

 

Pour ce qui est des menaces de viol alléguées, la DGAPR a précisé que les proches parents des détenus concernés leur rendent visite de façon hebdomadaire et n’ont jamais déposé de plainte contre le personnel pénitentiaire, ajoutant que le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), institution nationale de protection et de promotion des droits de l’homme, est directement et activement impliqué dans l’organisation des visites de leurs parents.

 

Tout en condamnant fermement ces allégations "absurdes, irrecevables et tendancieuses", la délégation réaffirme sa ferme volonté de demeurer tout aussi respectueuse de la dignité et des droits de ces détenus et de leurs semblables dans tous les établissements pénitentiaires du Royaume que soucieuse d’appliquer en toute rigueur les dispositions législatives et réglementaires pénitentiaires en vigueur pour assurer la sécurité des détenus et des établissements pénitentiaires.