Gouvernance: un troisième séisme viserait-il les présidents des régions et des communes? | www.le360.ma

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Le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit.

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Gouvernance: un troisième séisme viserait-il les présidents des régions et des communes?

Par Moncef El Fassi le 14/12/2017 à 21h05

Kiosque360. Après les deux premiers séismes qui ont coûté leurs postes à des ministres et à de hauts responsables du ministère de l’Intérieur, ce serait au tour des élus régionaux et communaux. Les édiles du PAM seraient les premiers concernés par la prochaine éventuelle purge.

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Des présidents de régions et de communes pourraient faire les frais de la mauvaise gestion des projets qu'ils ont la charge de faire aboutir. Et, du coup subir le même sort que les ministres et les hauts responsables de l’Intérieur qui avaient été limogés et/ou déférés devant des conseils de discipline sur instructions royales.


C’est ce que rapporte Assabah, dans sa livraison de ce vendredi 15 décembre en Une et avec une photo d’illustration montrant Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, brandir un index menaçant à la face d’Ilyas El Omari, secrétaire général du PAM et président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.


Mais Assabah a décidé de focaliser sur le cas de Brahim Moujahid, président PAMiste de la région de Béni Mellal-Khénifra que le journal présente comme étant sur la sellette. Selon Assabah, Brahim Moujahid aurait multiplié les impairs et notamment dans la gestion du programme anti-sécheresse dans la province de Tiznit et Chichaaoua.


Plus grave encore, le président estampillé PAM aurait entretenu de louches relations d’affaires avec le groupe Al Omrane et ses proches et amis auraient bénéficié des marchés de ce bras immobilier de l’État.


Assabah écrit également que la plupart des responsables élus concernés par une prochaine purge seraient issus du PAM et que les lourdes accusations qui pèseraient sur eux pourraient les mener derrière les barreaux.


Et, dans toute cette opération «Mains propres», le journal salue le travail effectué par Zineb El Adaoui, la patronne de l’Inspection générale de l’Administration territoriale (IGAT). Un poste qu’elle occupe après avoir servi en tant que wali dans plusieurs régions, elle qui a officié à la tête de la Cour régionale des comptes de la capitale.