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Brahim Ghali

Brahim Ghali.

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La convocation de Brahim Ghali par la justice espagnole met le Polisario dans tous ses états

Par Ziad Alami le 17/11/2016 à 13h28 (mise à jour le 17/11/2016 à 13h46)

La convocation du chef du Polisario, Brahim Ghali, par la justice espagnole a eu l'effet d'un séisme à Rabouni, QG du front séparatiste et de la "RASD", menaçant en guise de "riposte" de porter une plainte contre le roi Juan Carlos pour un présumé "génocide contre les Sahraouis"!

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Le Polisario voudrait saisir la justice européenne au sujet d'un présumé "génocide à l'encontre des Sahraouis" imputé au roi Juan Carlos, accusé d'être à l'origine de leur "souffrance durant les quarante dernières années"! Une source à la direction de Rabouni, cité par un site séparatiste, a fait savoir que le FP envisagerait de mandater des avocats européens pour examiner la possibilité de poursuite contre le souverain espagnol, ainsi que le gouvernement de droite dirigé par Mariano Rajoy, accusé de vouloir "saboter" la tenue, ce week-end à Barcelone, d'une activité destinée à "soutenir la cause sahraouie". 

 

C'est ainsi que le front Polisario entend riposter à la convocation de son chef, Brahim Ghali, par la justice espagnole pour répondre d'accusations de "génocides", "assassinats", "tortures" et "disparitions forcées" perpétrés à l'encontre de Sahraouis du temps où il officiait en tant que "ministre de la Défense" (1978-1991). Autant d'accusations gravissimes contenues dans une plainte déposée en 2012 par une ONG sahraouie basée à Barcelone, en l'occurence l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASSADEH), et réactivée par les avocats espagnols de la partie plaignante au moment où le chef du Polisario se préparait à se rendre ce jeudi dans la capitale catalane.

 

Espagne: réouverture des poursuites pour génocide contre Brahim Ghali

 

Le président de la cour centrale d'instruction espagnole, José de la Mata, a ordonné à la police espagnole d'identifier et de recueillir des données personnelles sur le dénommé Brahim Ghali, en perspective de son arrestation au cas où il se déplacerait à Barcelone pour participer, ce week-end, à une activité destinée à "soutenir la cause sahraouie".

 

L'installation de Brahim Ghali à la tête du Polisario accélérera le déclin du mouvement séparatiste

 

Pour rappel, Brahim Ghali a quitté l'Espagne en 2008 suite à une première plainte déposée par l'Association sahraouie des portés diparus du Polisario, présidée par Dahi Aguay, auprès de l'Audience espagnole, plus haute juridiction en Espagne.

 

 

Brahim Ghali fait aussi l'objet d'une plainte pour viol déposée en 2013 par une jeune Sahraouie née à Tindouf, de parents naturalisés espagnols. Khadijatou Mahmoud mohamed Zoubeir a été en effet violée en 2010 par Brahim Ghali du temps où ce dernier officiait en tant qu'"ambassadeur du Polisario à Alger". Elle a été violée à l'occasion d'un déplacement à ladite "ambassade" pour demander un visa d'accès à l'Espagne. La plainte a été déposée par l'avocat de Khadijatou Mahmoud Mohamed Zoubeir, Me Agustin de la Cruz Fernandez. 

 

En somme, autant de plaintes déposées auprès de la justice espagnole à l'encontre de Brahim Ghali qui a de fortes "chances" d'être arrêté au cas où il se risquerait à se rendre cette semaine en Espagne. C'est pour cette raison d'ailleurs que tout laisse à croire que le chef du Polisario a renoncé à se déplacer en Espagne de peur d'avoir des comptes à rendre à la justice. Cette renonciation  sonne comme un aveu et signe probablement le début d'un long et interminable isolement du patron du Polisario, protégé par le régime algérien.