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Boycott lait
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La crise et le boycott de «Centrale laitière» sur la table du Parlement

Par Mohamed Deychillaoui le 11/06/2018 à 00h31 (mise à jour le 11/06/2018 à 00h38)

Kiosque360. Ce mardi, la Commission parlementaires des secteurs productifs interpelle le gouvernement, en particulier le ministre de l’Agriculture. Il s’agit de s’enquérir des mesures qui seront prises en faveur des petits agriculteurs, frappés de plein fouet par le boycott de la filière laitière.

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Après la récente intervention du ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, qui a présenté un topo de la crise que traverse la filière laitière, dans le sillage du mouvement de boycott, c’est au tour de la Commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants de se pencher sur ce dossier.

 

Selon le quotidien Al Massae de ce lundi 11 juin, cette commission parlementaire se réunira ce mardi 12 juin en vue d’examiner la crise de la filière laitière, dont les dégâts, directs et collatéraux, ont fait perdre à des centaines d’ouvriers leur emploi au sein de Centrale Danone, en plus de mettre sur la touche le ministre des Affaires générales, Lahcen Daoudi, pointé du doigt pour ses prises de position tonitruantes dans cette crise.

 

Les membres de la commission parlementaire comptent exiger du gouvernement, et du ministre de tutelle en particulier, des réponses claires quant aux mesures qu’il envisage de prendre pour protéger les petits agriculteurs et éleveurs, fortement touchés par la crise de la filière laitière, victime d’une vaste campagne de boycott.

 

La concurrence déloyale semble également avoir porté un coup dur à la filière, l’entreprise concurrente de Centrale laitière étant accusée de fabriquer du lait à partir de la poudre importée de Nouvelle-Zélande, et de le vendre sous la fausse étiquette de «lait frais et pasteurisé». Ladite société compte ainsi démultiplier son chiffre d’affaires, en profitant du boycott. Mais, rapporte Al Massae, les boycotteurs ont rapidement mis à nu son manège sur les réseaux sociaux et appelé à zapper ses produits, d'autant que les prix de vente n’ont pas baissé suite à cette "entourloupe".

 

Pire, il circule actuellement, sur les réseaux sociaux, un rapport anonyme selon lequel certains professionnels de l’industrie laitière auraient importé une marque de lait dont la conservation est assurée par un adjuvent qui s’est révélé être un… antibiotique. A votre santé!